Adobe offre la Creative Suite version 2 ! – MAJ : Cadeau annulé !

Un beau geste qui mérite d’être signalé, alors que les suites créatives d’Adobe sont vendues excessivement cher et que le piratage de ces applications phares est plus que légion, ces derniers ont décidé de prendre tout le monde de court et d’offrir un des plus beau cadeau post-noël qui soit : la Creative Suite 2 !

En effet, plutôt que de maintenir ses serveurs d’authentification qui assuraient la légalité des utilisateurs pour ces anciennes versions, ils ont décidés d’offrir la suite complète à tout le monde. Si CS2 n’est pas de toute jeunesse (2005), la suite ne démérite toutefois pas dans ses fonctionnalités et offre une base de travail plus que confortable.

C’est ainsi un excellent moyen d’obtenir ces logiciels de manière parfaitement légale, que ce soit pour un usage amateur ou pour un graphiste débutant, je pense notamment aux étudiants.

Vous pourrez ainsi l’obtenir à cette adresse  : http://www.adobe.com/cfusion/entitlement/index.cfm?loc=fr&e=cs2_downloads

Les logiciels inclus sont :

  • Adobe Creative Suite CS2 (Standard)
  • Acrobat 3D 1.0 (uniquement pour Windows)
  • Acrobat Standard 7.0
  • Acrobat Pro 8.0
  • Audition 3.0
  • GoLive CS2
  • Illustrator CS2
  • InCopy CS2
  • InDesign CS2
  • Photoshop CS2
  • Photoshop Elements 4.0/5.0
  • Adobe Premiere Pro 2.0 (uniquement pour Windows)

A noter, cette version ne fonctionnera pas sur un Mac OS récent, Apple ayant retiré la compatibilité PowerPC (Rosetta) à partir de Lion.

Mise à jour : Il semblerait que ce que tout le monde a cru être un joli cadeau n’est en fait qu’une erreur d’interprétation. En effet, ces logiciels ne seraient effectivement pas offerts à tous mais proposés uniquement à des fins de support pour les clients historiques qui avaient déjà une licence suite au retrait des serveurs d’authentifications… Quoi qu’il en soit, la page reste accessible avec tous les liens et codes de licences…

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Parts de marché smartphone aux USA, les chiffres de comScore de novembre

Après avoir récemment vu les chiffres des ventes d’appareils dans l’étude de Kantar Worldpanel ComTech (lire : Parts de marchés smartphone : L’effet iPhone 5 est bel et bien là !), voici les habituelles données de comScore sur le parc installé aux états unis. L’étude donne l’état du marché tel qu’il était en novembre dernier. Comme toujours, je ferais la comparaison sur le mois précédent (lire : Parts de marché smartphone aux USA, les chiffres de comScore d’octobre : L’iPhone 5 sans effet !).

comScore - USA - novembre 2012

L’ordre n’a évidement pas été modifié d’un mois sur l’autre, malgré des changements importants dans l’offre des produits proposés, le parc installé évolue bien moins rapidement que les ventes. Dès lors, Android continue à occuper le terrain avec 53,7% du marché, mais voit sa progression quasiment stoppée avec une progression de seulement 0,1 point sur un mois.

Ceci fait évidement l’affaire de l’iPhone d’Apple qui se vends très bien, et voit donc sa part augmenter sensiblement de 0,7 points à 35% du marché américain.

Comme toujours, l’évolution positive de ces deux acteurs se fait au détriment des autres représentant, ainsi RIM continue de perdre quelques points, -0,5 précisément, à 7,3% du marché. La sortie de Windows Phone 8 n’a eu aucun effet pour enrayer la chute des parts de marché de Microsoft, qui perds -0,2 points à 3%. Enfin Symbian baisse une nouvelle fois légèrement à 0,5% du marché et -0,1 point de moins.

Bien évidement, le mois le plus intéressant à analyser reste à venir, décembre est en effet crucial sur ce marché très concurrentiel, et il s’agira de voir si Android va perdre quelques points, chose qui n’est pas arrivée depuis longtemps. De même, verra-t-on une montée de Windows Phone apparaître ? A suivre donc.

Voici l’évolution en graphique de janvier à novembre 2012 :

comscore - USA - evolution - novembre 2012

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Parts de marchés smartphone : L’effet iPhone 5 est bel et bien là !

L’institut Kantar Worldpanel ComTech continue de diffuser ses chiffres de ventes de terminaux intelligents mois après mois. Et tout comme pour le mois d’octobre analysé précédemment (lire : Parts de marché smartphone : L’iPhone 5 freine (légèrement) Android), voici l’étude qui donne les chiffres de novembre 2012.

A mon habitude, je ne vais pas lire simplement les chiffres du mois mais comparer avec les mois précédent afin d’analyser l’évolution des choses en rapport aux évènements qui ont eu lieu. Je précise une fois de plus que nous parlons bien ici des chiffres de ventes et non du parc installé.

Ventes en France

kantar_france_novembre_2012

Difficile de le nier, depuis l’annonce de l’iPhone 5, les ventes des différents modèles du téléphone d’Apple explosent, passant de 12,4 à 24,1% des ventes en à peine deux mois ! Même s’il reste loin du niveau d’Android qui perd seulement 2,6 points à 59%, lui conférant encore une confortable avance. Tous les autres systèmes font grise mine, seul Windows progresse un peu en novembre de 0,3 points à 4,7%, mais reste au dessous du niveau des ventes de septembre (6,5%) bien que les nouveaux appareils Windows Phone soient sortis !

Ventes en Grande Bretagne

kantar_angleterre_novembre_2012

Le même phénomène se voit tout aussi nettement de l’autre côté de la manche. iOS progresse ainsi de 8,1 points en deux mois à 36,1% des ventes. Là encore, Android a une confortable avance à 51,5%, cependant sa baisse est ici bien plus marquée, 6,7 points sur la même période. Windows Phone est le seul autre système à progresser également, mais avec 5,1% des ventes, le boom du lancement du nouveau système n’a pas eu lieu, même s’il devrait dépasser les ventes de RIM assez vite…

Ventes en Allemagne

kantar_allemagne_novembre_2012

Si la logique est identique, l’écart qu’avait gagné Android lui permet de continuer à survoler les débats outre Rhin avec 68,2% des ventes. Tout de même 9,6 points perdus en 2 mois, ce qui est très significatif, car c’est quasiment le gain qu’à vu iOS sur la même période, soit 10 points tout ronds. Ainsi avec 22,2% des ventes, l’appareil d’Apple montre qu’il se vend très bien. Malheureusement pour les autres systèmes, ils n’occupent en cumulé même pas 10% des ventes… La sortie de Windows Phone n’a même pas été accompagnée d’une augmentation des ventes…

Ventes en Italie

kantar_italie_novembre_2012

Si le scénario se répète ici, il est de bien moindre ampleur. La crise aidant, les appareils haut de gamme se vendent un peu moins bien et Android perd assez peu de points face à l’iPhone. Il conserve ainsi 56,2% des ventes après avoir perdu 5,4 points. Dans le même temps, l’iPhone progresse de 6,5 points à 20,6%. L’Italie continue de montrer son intérêt pour le système de Microsoft avec 11,8% des ventes, un chiffre stable malgré les nouveaux modèles sortis mais qui est plus élevé que dans les autres pays.

Ventes en Espagne

kantar_espagne_novembre_2012

Quand on parle de crise, difficile d’ignorer la situation de l’Espagne. Dans cette situation ou les gens sont même parfois obligés de mettre un terme à leurs abonnements téléphoniques, difficile d’imaginer d’investir dans un appareil onéreux. Ainsi le système proposant les appareils les plus accessibles est le roi, et c’est Android qui porte la couronne avec 84,1% des ventes, en progression de 2,4 points comparé à octobre ! iOS et ses maigres 4,4% se fond dans la masse des systèmes qui ne se vendent tout simplement pas !

Ventes aux USA

kantar_usa_novembre_2012

La situation aux USA est assez surprenante. Si les courbes ont globalement la même tendance qu’en Europe, les chiffres eux n’ont rien à voir. Ainsi Android a largement perdu sa première position qu’elle tenait avant la sortie de la version 5 de l’iPhone. Perdant pas moins de 15,9 points à 41,9% des ventes en deux mois, il se retrouve bon second derrière un iOS tonitruant qui bat des records. Avec 17,6 points gagnés sur la même période à 53,3% des ventes, c’est un formidable succès incontestable. Il sera intéressant de voir si la chose reste dans une telle situation dans les prochains mois. La sortie de Windows Phone 8 n’y aura rien changé en tout cas, les ventes restant au même niveau de 2,7%…

Ventes en Australie

kantar_australie_novembre_2012

L’Australie ressemble bien plus à ce qui se passe en Europe, avec un Android largement leader à 58% des ventes mais en baisse de 9,1 points sur deux mois. L’iPhone pour sa part progressant de 12,7 points à 35,9%. Là encore la sortie des nouveaux appareils de Microsoft ne change rien pour Windows Phone qui continue de perdre quelques rares points…

Ventes en Chine Urbaine

kantar_chine_urbaine_novembre_2012

La situation d’Apple en Chine est un peu plus particulière, non diffusé par le principal opérateur du pays, et déployé quelques semaines après les autres pays, il reste loin du niveau impressionnant d’Android mais affiche tout de même un joli niveau de 19,2% des ventes alors que le nouveau modèle n’est pas encore disponible (il est sorti mi décembre). Android en profite pour s’envoler à 72,2% des ventes, 7 points de mieux sur deux mois, pendant que les autres systèmes agonisent…

Ventes au Brésil

kantar_bresil_novembre_2012

La situation Brésilienne est encore plus ubuesque pour Apple. surtaxé par le pays et vendu plus de 1500 €, il ne trouve pas son public… Laissant ainsi la place à Android qui en profite nettement avec 60,7% des ventes en progression, et surtout, exception culturelle, permettant à Symbian d’occuper massivement le terrain avec tout de même 27,9% des ventes ! La sortie prévue en décembre de l’iPhone 5 ne devrait pas changer grand chose à la situation…

Conclusion

Si l’on exclut les cas particuliers comme en Chine ou au Brésil, impossible d’ignorer la croissance de l’iPhone. Je suis d’autant plus pressé d’obtenir les données pour décembre et sa période habituellement faste pour Apple. On note également que Windows Phone n’a pour le moment pas vu d’effet à la sortie de ses terminaux sous la nouvelle version du système. Les campagnes de publicités massives ayant surtout eu lieu pour les fêtes, il se peut que l’ont voit enfin des changements sur ce dernier mois de l’année 2012. A suivre !

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Bonne année !

Janvier n’est pas terminé, j’ai donc encore le temps de vous souhaiter une bonne et excellente année 2012 à toutes et à tous. Santé, bonheur et le meilleur pour 2013 qui promet d’être intéressante à suivre !

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Mon petit cadeau de noël pour les développeurs : unserialize.me !

Bonjour à toutes et à tous. Peu d’articles ces derniers temps, période des fêtes oblige, les actualités intéressants sont plus rares et je suis également un peu occupé. Cependant je ne voulais pas oublier de vous souhaiter un excellent noël, avec au passage un petit cadeau !

Alors, désolé, cela ne s’adressera certainement pas à tout le monde, étant donné que le petit cadeau que je vous propose est très orienté développement, et plus particulièrement pour les très nombreux développeurs PHP.

Pour la petite histoire, j’avais l’habitude d’utiliser un site fort pratique pour effectuer des tests de sérialisation (serialize) et dé-sérialisation (unserialize). Ce site m’a rendu de très nombreux services pendant de longues années, mais… A récemment disparu du net ! Je me suis donc mis à la recherche d’un équivalent. Bien évidement quelques sites proposent ces fonctionnalités, mais jamais aussi simplement et présenté de manière aussi pratique que celui que je connaissais.

C’est alors que je me suis dit, après tout, ce n’est pas bien complexe à réaliser, et je pourrais même en profiter pour apprendre à utiliser la célèbre bibliothèque CSS « Bootstrap » développée par Twitter. C’est ainsi qu’en quelques heures j’ai réalisé ce petit site qui se veut très simple mais au combien pratique : unserialize.me !

unserialize-me

L’outil est assez basique, il vous permet de transformer une chaîne de caractères d’un format à un autre. La première version offre un support des chaînes (dé)sérialisées donc, mais également du JSON, XML, INI et requêtes HTTP. D’autres formats et possibilités de filtres seront rajoutées à l’avenir.

Bref, n’hésitez pas à vous en servir, à diffuser l’adresse et à me remonter tout vos commentaires et suggestions !

Joyeux noël et bon développement !

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Guerre des brevets : Samsung Vs Apple, multiples rebondissements

La journée est mouvementée du côté des affaires juridiques qui opposent Samsung à Apple dans divers conflits. Entre rejet des demandes d’interdictions, refus de nouveau procès et retraits d’injonctions… Décryptage !

Tout a débuté du côté américain de l’affaire. Suite au procès fleuve qui a défrayé la chronique l’été dernier. (Lire : Samsung condamnée à verser plus d’un milliard de dollars à Apple !), les deux parties avaient exprimés des demandes importantes. Deux d’entres elles ont été rejetées par la juge en charge de l’affaire, Lucy Koh.

La première émanant d’Apple visait à faire interdire à la vente les 26 produits Samsung incriminés sur le territoire américain. La juge a rejeté la demande en expliquant qu’outre le fait que ces appareils sont désormais anciens et en fin de vie, et que, malgré le fait qu’il ait été reconnu que ces appareils violaient des brevets d’Apple, ils contenaient bien plus d’éléments qui ne violent aucunement les brevets de ce dernier et par la même, qu’un retrait irait à l’encontre de l’intérêt du public qui ne pourrait plus profiter de ces avantages. Les brevets incriminés ne représentant qu’une infime partie des possibilités offertes par ces appareils.

C’est donc un sévère revers pour Apple, qui, malgré avoir eu gain de cause sur le principe, Samsung ayant bien été reconnu coupable de viol des brevets, n’aura jamais gain de cause sur le marché en dehors de l’amende infligée au coréen. Selon les termes même du spécialiste du secteur, Florian Mueller, c’est un cas sans précédent.

La seconde émanait elle de Samsung, elle demandait à refaire un nouveau procès, mettant en doute la viabilité d’un des membres du jury qui a eu un contentieux il y a de nombreuses années avec Seagate, partenaire de longue date de Samsung. Cette demande a donc été assez logiquement écartée par la juge, estimant qu’il n’avait pas à déclarer au préalable cette affaire n’ayant pas de liens directs avec l’affaire jugée.

Tout n’est cependant pas terminé côté américain, la juge doit encore se prononcer sur les fameux dommages et intérêts que Samsung devra payer à Apple. Chaque partie voulant bien évidement réviser le montant à la baisse ou à la hausse selon leur position. Le montant fixé en sortie du jugement était fixé à un peu plus d’un milliard de dollars.

Mais la journée ne pouvait se contenter de cette information, voilà qu’on apprend que Samsung a décidé de mettre un terme aux demandes d’injonction d’interdiction de vente qu’elle avait vis à vis d’Apple en Europe en ce qui concerne les brevets dit “essentiels”.

Il faut dire que cette ligne de défense se basant sur des brevets “FRAND” (brevets standards essentiels devant être licenciés à un tarif raisonnable et non discriminatoire) a été très vivement critiquée et avait même vue ouverte une enquête de la commission européenne à ce sujet. Samsung semble donc faire marche arrière, tant pour calmer le jeu vis à vis d’Apple que pour calmer les reproches de la commission. Pour rappel, une autre entreprise est toujours vivement critiquée pour ces mêmes pratiques, il s’agit de Motorola Mobility, rachetée par Google l’an passé.

Bref, même si rien n’est encore résolu à ce jour, les choses bougent ! A suivre…

Sources : Foss Patent, The Verge

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Interfaces et applications en HTML, comble de l’hérésie ?

Depuis quelques années, le HTML a largement évolué. Ce format de document qui a l’origine destiné uniquement à afficher un texte structuré et à créer des liens entre différentes pages a été largement malmené au cours de son existence. Alors que la version 5 du « standard » vient d’être finalisée, il est à mon sens bon de revenir sur son évolution et ses usages parfois inadaptés.

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L’historique

Ainsi, à ses débuts le HTML était très simple. Pas de mise en forme évoluée, pas même d’images, de tableaux ou de formulaires. Il a été créé dans un but purement scientifique d’échange d’informations. Ce qui à l’époque était totalement novateur comparé aux usages du net existants alors (emails, usenet…). Il a par ailleurs été, un temps, concurrencé par le Gopher, un protocole assez proche dans l’esprit mais qui n’a pas réussit à évoluer aussi vite et s’est incliné face au succès du web.

Cependant assez vite les gens ont voulu faire bien plus avec le web que de basiques pages blanches remplies de texte noir sans mise en forme ou presque. Ainsi au fil des évolutions des navigateurs, le formats HTML a été largement remanié. Les images ou les formulaires sont arrivées grâce au premier navigateur de renom, NCSA Mosaic. Ce dernier ayant été rapidement dépassé par ses deux successeurs spirituels, Netscape et Internet Explorer. Nous connaissons tous ou presque la guerre qui a fait rage dans les années 94 à 2000 entre les deux frères ennemis. Au delà des pratiques plus ou moins concurrentielles pures comme l’intégration au sein du système d’exploitation de Windows du logiciel de Microsoft, chaque navigateur a rapidement cherché à se démarquer du voisin en apportant des nouvelles fonctionnalités.

Difficile de faire une liste exhaustive des apports de chacun, mais en à peine 4 ou 5 ans, quasiment tous les éléments principaux du langage HTML que nous connaissont ont été inventés par l’un ou l’autre, et souvent repris ou adapté ensuite. Ainsi, en vrac, les tableaux, frames puis iframes, structuration du DOM, intégration du javascript, intégration du CSS, création des div et autres span, création des appels asynchrones (ajax)…

Le HTML a ainsi servi à tout et surtout à n’importe quoi. Avant que les navigateurs se mettent réellement d’accord sur la bonne pratique d’usage des CSS, il n’était pas rare voire conseillé d’utiliser les tableaux pour créer la mise en forme d’une page internet. Pratique très fortement déconseillée et qui n’existe heureusement presque plus de nos jours mais qui a eu son heure de gloire.

Les années passant, le succès du web grandissent, il devenait nécessaire de structurer tout ça. C’est à ce moment là que l’organisme « normalisant » le standard HTML, le célèbre W3C, s’est attelé à reprendre et structurer les idées de chaque camps afin de définir un « standard » (ou souvent appelé recommandation). Ainsi les versions 3.2 puis 4 du HTML ont eu pour but de fixer et organiser les avancées de chacun afin de définir comment doivent fonctionner les navigateurs pour que les sites s’affichent de la même manière d’un logiciel à l’autre. Evidemment la chose ne s’est pas faite en un jour, et même aujourd’hui il reste des choses qui ne sont pas gérées de manières identiques… Cependant avec le temps l’écart s’est largement réduit et il devient difficile de déconseiller un navigateur sur ce plan là, même Internet Explorer qui traîne une très mauvaise réputation arrive à s’en sortir honorablement de nos jours.

Dans le même temps est arrivé le web dit « 2.0 » et le célèbre HTML 5. Combinant non seulement les évolutions du HTML mais aussi toutes les nouvelles techniques associées (CSS 3, JavaScript, WebGL, Canvas, HTML Forms…), le langage qui n’en est pas vraiment un est devenu une véritable plateforme de développement universelle, simple à mettre en place et utilisable quasiment partout. Car dans le même temps, le web a réussit son parti de gagner tous les supports. Du smartphone à la télévision connectée, de l’ordinateur à la tablette, de la console de jeux aux liseuses numériques, tous partagent ce dénominateur commun de compatibilité logicielle.

Le HTML applicatif

De cet état des choses, plus d’un développeur a eu l’idée de profiter de cette compatibilité universelle pour utiliser le HTML (et consorts) comme plateforme de développement pour les applications. Sur le principe rien de plus « sexy » en effet, le célèbre moto « write once, run everywhere » (écrire une fois, exécuter partout) prenait enfin vie, là ou le Java a échoué 10 ans plus tôt. Et c’est ainsi qu’on a vu apparaître de nombreux exemples qui reposent sur cette capacité.

Un des exemple les plus frappant, à sa sortie, l’iPhone ne proposait aucune possibilité d’installer une application, l’AppStore n’existait en effet pas ! Le seul moyen à l’époque, mit en avant par Apple, était d’utiliser ce qu’on appelait alors des « webapps ». L’entreprise de Cupertino possède toujours sa page dédiée sur son site (http://www.apple.com/webapps/) proposant tout de même plus de 5000 références…

D’autres développeurs ont décidé d’aller plus loin, en proposant ni plus ni moins que tout un système d’exploitation soit basé uniquement sur ces technologies. Les exemples ne manquent pas, l’un des premier du genre fut WebOS créé initialement par Palm au destin que l’on connait, mais même plus récemment, de Firefox OS (ex Boot 2 Gecko) de Mozilla, Tizen de Samsung et Intel, ChromeOS de Google et bien d’autres encore…

Une bien mauvaise idée ?

Pour autant, il faut tout de même le dire, à ce jour, aucune application développée ainsi n’a eu le succès escompté. Je précise toutefois que par « webapp » j’évoque ici les applications pures et non les services en ligne type GMail qui fonctionnent au sein d’un navigateur web classique. Je ne parle donc que des applications qui s’utilisent « directement » hors navigateur.

Ainsi, du côté des webapps, que ce soit les versions « made in Apple » ou les applications classiques utilisant des vues HTML comme on a pu le voir dans la célèbre application mobile Facebook sur iOS et Android, le résultat était très loin du compte. Performances très loin de ce qu’on est en droit d’attendre de nos appareils modernes, interfaces souvent inadaptées aux systèmes sur lesquels ils tournent et fonctionnalités fortement en retrait. Le fait de ne pas utiliser les outils « natifs » a fortement handicapé ces applications, et on le voit assez rapidement dans les commentaires des utilisateurs. Le pourquoi de la chose est assez évident, si nos appareils se débrouillent pas mal pour afficher des pages web classiques, dès que les éléments « riches » et programmés en JavaScript se multiplient, les performances chutent nettement. Surtout comparé aux applications natives qui sont elles compilées et exécutées sans aucune interprétation (ou presque) par le système, là ou en HTML différentes couches entrent en jeux pour réaliser les mêmes actions. Facebook a justement récemment fait évoluer son application en passant en pur « natif », ce qu’ils ont perdu en simplicité de développement multi plateforme, ils l’ont largement gagné en efficacité ! Sans même parler de l’impact sur la batterie, point pourtant crucial !

Alors bien évidement, quand il s’agit d’un système d’exploitation complet, il va sans dire que cette technologie perd alors tout son intérêt. Il est impossible pour une application HTML et JavaScript de s’exécuter dans des vitesses proches de celles d’une application native. Même si les dernières technologies impressionnantes intégrées aux navigateurs permettent d’accélérer les choses, l’écart reste un gouffre insurmontable. On l’a bien vu avec le célèbre jeu Angry Birds, jouable en ligne sur le navigateur Chrome, il a tout le mal du monde à être aussi fluide que sur un simple smartphone d’il y a 2 ans !

L’échec de WebOs n’est pas uniquement dut à sa commercialisation catastrophique, les idées étaient pourtant nombreuses et intéressantes, mais les performances du système ne pouvaient tout simplement pas rivaliser avec les autres systèmes. Il n’y à qu’à voir les retours des tests de la célèbre tablette TouchPad (Journal Du Geek, Clubic…) pour comprendre que malgré un matériel en avance sur ses concurrents, principalement l’iPad, les performances étaient largement en retrait. La déception était donc grande et le public ne s’est vraiment laissé séduire par cette plateforme qu’à partir du moment ou le prix a été sacrifié par HP dans un désordre ahurissant (lire : HP met un terme à ses appareils WebOS !).

HP TouchPad

Alors, que dire quand on voit la tentative de Mozilla de répéter l’expérience, en allant même bien plus loin, avec Firefox OS qui sera à 100% basé sur du HTML ? Difficile à dire, mais il y a fort à parier qu’ils ne feront aucun miracle dans la fluidité et performance du système. Quand, de plus, on sait que leur objectif est de s’adresser aux appareils à bas prix… Je ne suis pas devin, mais il va être très difficile de proposer des produits qui intéressent le public qui peut pour un prix similaire avoir un appareil Android ou Windows Phone qui sera bien plus efficace.

Du côté de Chrome OS, les performances expliquent en partie l’échec du système à ce jour. En partie seulement car le système n’est pour le moment proposé que sur des appareils très peu diffusés mais également puissants, ce qui permet de compenser quelque peu les ralentissements. Surtout que toutes les applications sont soit des sites web classiques, soit utilisent la petite botte cachée de Google, ce qu’ils ont appelé « Native Client » qui permet d’exécuter du code « natif » directement dans une fenêtre de navigateur. Preuve s’il en est que même un système basée sur du HTML se doit de pouvoir offrir de la performances quand il y en a besoin.

Mais dans le futur ?

Dans le futur, la chose pourra évoluer. Bien évidement les performances du HTML sont et resterons en retrait avec celles d’une application native. Mais l’augmentation en puissance des appareils fera qu’un jour la frontière entre les deux sera suffisamment infime pour que, sauf quelques catégories, la majorités puissent être réalisées ainsi. C’est par ailleurs ce que j’expliquais ici même il y a plus d’un an (lire : HTML5 : le futur des applications mobiles !), mais si cette prédiction reste valable, elle n’est toujours pas pour demain !

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Graphique résumant l’évolution d’Android par MBA Online

Android n’est plus vraiment le système qu’il était à son origine, ainsi rien de mieux qu’un petit graphique pour résumer l’évolution du système et faire un petit point des dernières données. Celui-ci a été réalisé par MBA Online.

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Parts de marché tablettes : L’iPad sur le point de perdre sa couronne ?

Les études se suivent et se ressemblent. Après Strategy Analytics (lire : Parts de marché tablettes : Android reviendrait dans la course selon Strategy Analytics) et IDC (lire : Parts de marché tablettes : Malgré des ventes en hausse, Apple est à la baisse selon IDC), c’est au tour d’ABI Research de dévoiler son analyse du marché des tablettes en analysant les appareils écoulés sur le troisième trimestre 2012.

Sans grandes surprises, les chiffres d’ABI Research corroborent ceux dévoilés par les autres instituts d’analyses. Si l’iPad continue de faire la course en tête avec 55% des ventes, il est toutefois en baisse perdant quasiment 14 points, c’est la part de marché la plus basse qu’ai connue Apple depuis le lancement du produit en 2010.

Ceux qui en profitent sont tout trouvés, de Google à Amazon, Android équiperait plus de 44% des appareils vendus pendant la même période !

Cependant, tout n’est pas noir pour Apple, qui conserve toujours une large avance sur le parc installé. De même, la marque à la pomme garde une très large avance dans un marché clef désormais, la chine !

En effet, une étude de l’institut chinois Analysys International montre que l’iPad représente encore 71% des ventes de tablettes ! Une large avance sur le second du marché, un fabricant local, Lenovo qui se contente de quelques 10,5%.

La sortie de très nombreux modèles ainsi que les fêtes de fin d’année risquent bien de montrer toute la frénésie qui agite ce secteur. Les chiffres du dernier trimestre vont être très intéressant à analyser.

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Parts de marché smartphone aux USA, les chiffres de comScore d’octobre : L’iPhone 5 sans effet !

Qui dit nouveau mois, dit nouveaux chiffres. Et ce début décembre ne fait pas exception à la règle avec les classiques chiffres de comScore sur le marché américain. Comme toujours, je vais ici faire la comparaison avec les données dévoilées le mois précédent (lire : Parts de marché smartphone aux USA, les chiffres de comScore de septembre : On ne touche plus à rien !).

Le classement général offre peu de surprises, il est inchangé depuis de nombreux mois et il faudra certainement attendre de longs mois avant de le voir réellement évoluer. La surprise pouvant potentiellement arriver du bas du tableau avec les progressions potentielles de Windows Phone ou encore du futur BlackBerry 10 de RIM.

En attendant, le constat reste simple, Android est toujours devant avec une belle avance. A 53,6% du marché, en progression de 1,1 point sur le mois d’octobre, le système de Google se porte au mieux malgré le lancement en fanfare du nouvel iPhone qui ne semble pas avoir changé la donne pour le moment. Même si au niveau des ventes les choses sont tout autres (lire : Parts de marché smartphone : L’iPhone 5 freine (légèrement) Android).

Du côté de l’iPhone justement, à 34,3% du marché il fait du sur-place en n’ayant pas réussi à progresser. Les excellentes ventes du nouveau modèle dans le pays de l’oncle Sam devraient toutefois se voir nettement le mois prochain.

Troisième sur le podium et largement distancé, le BlackBerry de RIM continue sa lente baisse avec 0,6 points de perdus à 7,8% du marché. Même phénomène pour Microsoft et ses OS mobiles qui perdent 0,4 points à 3,2% du marché. Comme je le disais plus haut, tout ceci est logique vu qu’en Octobre les consommateurs sont toujours dans l’attente des nouveaux modèles. Les chiffres de novembre devraient en toute logique montrer une progression de Microsoft avec la sortie de Windows Phone 8. Il faudra attendre le premier trimestre 2013 pour RIM malheureusement… Symbian, bon dernier pour sa part, reste à une position anecdotique de 0,6% du marché.

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