Parts de marché smartphone : Android confirme ses 70% en 2012

J’avais déjà évoqué les chiffres publiés par Strategy Analytics fin janvier (lire : Parts de marché smartphone : Android représente quasiment 70% des ventes de 2012 selon Strategy Analytics), ces derniers jours, coup sur coup, deux autres instituts majeurs d’analyse ont à leurs tour publiés leurs étude sur le même sujet. Autant le dire de suite, il y a relativement peu de surprises dans ces chiffres qui confirment les résultats des autres. Cependant IDC et Gartner ajoutent des informations sur les autres systèmes, ce que l’analyse de Strategy Analytics ne montrait pas.

IDC : Ventes globales et parts de marché Q4 2012

Operating System4Q12 Unit Shipments4Q12 Market Share4Q11 Unit Shipments4Q11 Market ShareYear over Year Change
Android159.870.1%85.052.9%88.0%
iOS47.821.0%37.023.0%29.2%
BlackBerry7.43.2%13.08.1%-43.1%
Windows Phone/ Windows Mobile6.02.6%2.41.5%150.0%
Linux3.81.7%3.92.4%-2.6%
Others3.01.3%19.512.1%-84.6%
Total227.8100.0%160.8100.0%41.7%

IDC : Ventes globales et parts de marché en 2012

Operating System2012 Unit Shipments2012 Market Share2011 Unit Shipments2011 Market ShareYear over Year Change
Android497.168.8%243.549.2%104.1%
iOS135.918.8%93.118.8%46.0%
BlackBerry32.54.5%51.110.3%-36.4%
Symbian23.93.3%81.516.5%-70.7%
Windows Phone/ Windows Mobile17.92.5%9.01.8%98.9%
Others15.12.1%16.33.3%-7.4%
Total722.4100.0%494.5100.0%46.1%

Gartner : Ventes et parts de marché Q4 2012

Operating System4Q124Q12 Market Share (%)4Q114Q11 Market Share (%)
Android144,720.369.777,054.251.3
iOS43,457.420.935,456.023.6
Research In Motion7,333.03.513,184.58.8
Microsoft6,185.53.02,759.01.8
Bada2,684.01.33,111.32.1
Symbian2,569.11.217,458.411.6
Others713.10.31,166.50.8
Total207,662.4100.0150,189.9100.0

Comme nous pouvons le voir, Android confirme largement avoir gagné le marché en 2012, tout comme Strategy Analytics le disait, IDC et Gartner s’accordent à un chiffre proche des 70%, tant pour le dernier trimestre de l’année que sur l’ensemble de l’année. Une progression impressionnante comparée aux 50% constatés une année plus tôt.

Second assez logiquement, l’iOS qui équipe les iPhone se porte très bien, avec environ 20% des ventes sur le dernier trimestre, difficile d’ignorer Apple sur ce marché, même si sa part en faible baisse comparée à l’année précédente. Petite surprise toutefois dans les chiffres de Gartner, alors qu’Apple a rendu public ses chiffres de ventes (47,8 millions), l’institut crédite l’iPhone de « seulement » 43,5 millions d’unités… Difficile de comprendre cet écart.

Le reste du tableau est intéressant à plus d’un titre, déjà parce que Strategy Analytics n’avait pas dévoilé ces informations, mais aussi parce que le classement est assez surprenant. En effet, même si BlackBerry n’a pas sorti de nouveaux appareils de toute l’année de 2012, ils arrivent tout de même à écouler de 7 à 7,5 millions de modèles au dernier trimestre de l’année 2012, se positionnant en troisième position du classement avec entre 3,2 et 3,5% des ventes. A voir comment le canadien arrive à prendre le virage de 2013 avec son nouveau système.

La quatrième position est occupée par Microsoft qui double d’une année sur l’autre ses parts de marchés, mais qui reste très loin des leaders malgré une communication impressionnante autour de ses systèmes. Avec 6 millions d’appareils vendus et entre 2,5 et 3% des ventes, il reste à ce jour un acteur anecdotique du secteur même si la progression est encourageante.

Petite différence pour la fin de tableau entre les deux études, IDC voit Linux en dernière position, ces chiffres comptent tous les systèmes basés sur Linux directement tel que Meego, Tizen ou même Bada. Du côté de Gartner, ils séparent Bada et Symbian qui apparaît toujours dans le classement malgré ses 1,2% des ventes en fin d’année dernière.

L’année 2013 promet de nouveau d’être passionnante, entre la progression de Windows Phone, l’arrivée de BB10 et de toutes les sorties à venir tel que Ubuntu OS, Firefox OS, Tizen et autres, jamais l’hégémonie d’Android n’aura autant été contestée.

Source : IDC, Gartner

Publié dans Android, iOS, Mobile | Marqué avec , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Parts de marché smartphones aux USA, les chiffres de comScore de décembre

L’institut comScore nous livre régulièrement l’évolution du parc installé de smartphones aux états unis, ce nouveau mois n’échappe pas à la règle avec la publication des chiffres de la période cruciale de décembre 2012. A mon habitude, je vais étudier les évolutions non pas sur les 3 mois donnés directement dans l’étude, mais comparativement au mois précédent (lire : Parts de marché smartphone aux USA, les chiffres de comScore de novembre).

comScore - USA - decembre 2012

Le classement est, sans surprises inchangé, pourtant des choses intéressantes sont à relever. Ainsi, si la part de marché d’Android reste élevée, elle a très légèrement baissée en décembre de -0,3 points à 53,4%. Le coupable tout trouvé est bien évidement à chercher du côté de Cupertino. Les ventes d’iPhone aux USA sont au beau fixe et une autre étude nous a déjà montrée qu’elles avaient même dépassées les ventes d’appareils sous Android (lire : Parts de marché smartphone : Malgré l’iPhone, Android résiste bien !). C’est donc sans surprises que le système d’Apple voit sa part progresser de 1,3 points en décembre avec 36,3% du parc installé.

Il faut toutefois nuancer le succès indéniable de l’iPhone, si le dernier modèle se vends effectivement très bien, les résultats dévoilés par les différents opérateurs téléphonique tel que Verizon a montré que ce modèle ne représentait que la moitié des ventes ! L’autre moitié se faisant sur les anciens modèles proposés à prix cassés, ainsi l’iPhone 4 se trouve gratuitement avec un abonnement (source : CNN).

Le BlackBerry voit encore sa part fondre de -0,9 points à 6,4%, il sera intéressant de voir si l’arrivée des nouveaux modèles équipés du système BB10 changera la donne. Les premiers chiffres de ventes en Angleterre sont relativement rassurants, même si aucun chiffre de volume n’a été communiqué. L’accès au territoire américain sera cependant plus complexe, le Z10 ne devant être sorti qu’à la mi-mars au plus tôt, quant au modèle équipé du clavier physique il faudra carrément attendre mai prochain ! (source : PCInpact).

Du côté de Microsoft, si on affiche une bonne humeur de façade, il semblerait que les choses ne se passe pas aussi bien que prévues, la part de marché a encore baissée de -0,1 point depuis novembre à 2,9%.

Une image ayant bien souvent plus de sens que des mots, voici donc ce que donne le graphique de l’évolution sur l’année 2012 :

comScore - USA - evolution - decembre 2012

Publié dans Android, iOS, Mobile | Marqué avec , , , , , , , , , | 2 commentaires

Parts de marché mobile : Les chiffres de janvier de StatCounter

Nous sommes en février, ce qui signifie que les chiffres des parts de marchés de janvier sont disponibles. Peut être encore plus intéressant que d’ordinaire, le mois de janvier retranscrit clairement les tendances des ventes des fêtes de fin d’année, les nouveaux acheteurs devenant des utilisateurs de leurs beaux joujoux. Ainsi, comme j’en ai maintenant l’habitude, je vais décrypter les tendances qui se dégagent de ces graphiques comparativement au mois précédent. (lire : Parts de marché mobile : Les chiffres de décembre de StatCounter et NetMarketShare).

Petite précision toutefois, je n’évoquerais pas les informations données par NetMarketShare qui restent ce mois-ci encore totalement déconnectées de toute réalité constatées partout ailleurs. Tant que leurs méthode de calcul ne seront pas justifiées et/ou modifiées, je ne peux clairement plus me baser dessus. Dès lors, voici l’analyse basée sur les chiffres de StatCounter.

StatCounter-mobile_os-ww-monthly-201201-201301

Sans grandes surprise, Android se retrouve une nouvelle fois en tête, mais affiche une insolente progression assez inédite. Ainsi, le système voit sa part progresser de 3,68 points à 36,87% du marché mobile.

iOS affiche une belle forme également, après de nombreux mois de stagnations, il progresse assez fortement en gagnant 2,59 points à 25,84%. L’écart creusé par Android semble désormais très difficile à combler, mais les excellentes ventes d’iPhone se retrouvent évidement dans ces données.

Bien évidement, ces deux progressions vont forcément impacter les concurrents. Premiers à en partir, les deux systèmes de Nokia (S40 et Symbian) qui perdent respectivement -2 et -1,86 points chacun, à 12,86% et 8,86% du marché. Samsung voit aussi l’usage de ses systèmes propriétaires en baisse de -1,54 points à 5,03%. Enfin le BlackBerry reste cantonné dans les profondeurs du classement avec moins de 3,5% du marché. Toujours aucune trace des systèmes Windows Phone dans ces chiffres.

Autre information intéressante, celle de la répartition de ces systèmes selon les pays.

StatCounter-mobile_os-ww-monthly-201301-201301-map

Globalement on peut ainsi voir dans quels pays sont majoritairement utilisés les différents systèmes. iOS semble confirmer son usage « premium » en étant leader dans les pays les plus riches tel que les USA, le Canada, l’Australie, le Japon, l’Angleterre, la France et les pays nordiques. A l’opposé, Android s’impose dans la plus grande majorité du monde, toute l’Amérique latine, les pays de l’est et l’Asie. Symbian et S40 sont eux très représentés en Afrique, Inde, Pakistan, Iran, Afghanistan ainsi qu’en Indonésie. Petit détail amusant, BlackBerry reste leader en Afrique du sud avec 20,04% du marché, suivi de très prêt par Android.

Si l’on regarde de prêt les données Françaises, on voit que le match entre Android et iOS est très serré. Ce dernier ayant 47,98% du marché, contre 42,94% pour Android. Situation plus ou moins différente dans les pays francophones, ainsi, si la Belgique et la Suisse voient également iOS en tête, l’écart est sensiblement plus grand dans ces deux pays.

A suivre pour avoir l’évolution dans les prochains mois !

Publié dans Android, Mobile | Marqué avec , , , , , , , , | Laisser un commentaire

BlackBerry 10, de bonnes idées mais un système très incohérent

Le BlackBerry nouveau a été annoncé et devrait sortir au fur et à mesure dans les différents pays dans les jours et semaines qui viennent. L’entreprise mise en grande difficulté sur un marché qu’elle a pratiquement créée depuis la sortie de l’iPhone d’Apple puis de l’arrivée massive d’Android se devait de présenter quelque chose d’extraordinaire pour avoir un espoir de s’en sortir à terme. Car si le canadien possède encore de la marge grâce à ses 2 milliards de dollars « cash », plus le temps passe et plus les possibilités de manœuvres sont réduites.

Ainsi, si il y a encore quelques années le BlackBerry était l’outil de prédilection des professionnels, la situation a totalement changé de nos jours et rares sont ceux qui utilisent encore un de ces appareils dans leur quotidien. Certaines applications telles que le célèbre BBM (BlackBerry messenger) avaient aidé un temps l’entreprise à s’ouvrir à d’autres marchés et avait séduit une partie du grand public, souvent adolescent, mais là encore, les deux concurrents (iOS et Android) ont clairement occupé le terrain depuis.

Si on ajoute à cela que la gestation du nouveau système a duré plus de deux ans et qu’entre temps l’entreprise n’aura sorti aucun nouvel appareil depuis 18 mois… On mesure aisément le retard pris face à un marché en pleine explosion (Lire : Parts de marché smartphone : Android représente quasiment 70% des ventes de 2012 selon Strategy Analytics).

L’annonce était donc très observée, par les clients et actionnaires de RIM en premier lieu bien évidemment, mais aussi par toute la concurrence pour évaluer le risque de voir ce nouveau système perturber un marché déjà très complexe. Que peut-on dire de ce système ? Les premiers tests réalisés par les sites américains de The Verge et Engadget nous éclairent. Je ne vais évidement pas recopier ou traduire ces tests très complets, mais en interpréter ma vision.

Une interface non intuitive et qui pèche par son originalité

BlackBerry---flow

BlackBerry, puisque RIM doit désormais être nommé ainsi, a bien évidement cherché à se démarquer de ce qui existe chez les concurrents. Cependant difficile de ne pas reprendre certains aspects nécessaires tel qu’une liste d’applications présentée sous forme d’icône. Nul besoin de vous faire un dessin ici, cette liste reprend peu ou prou les codes de ce que nous connaissions il y a des années sur Palm, et plus récemment sur iOS ou Android. Des icônes et une pagination assez classique mais avec un rendu visuel plus proche de ce que le canadien avait l’habitude de proposer. C’est sobre mais pas forcément très esthétique…

Première chose qu’on remarque immédiatement, le système ne propose pas de bouton physique comme sur l’iPhone ou de boutons sensitifs à la manière d’Android 4, des boutons virtuels sont affichés à l’écrans. Il y a cependant des boutons spécifiques à chaque application mais leur affichage n’étant pas constant et pire, il n’y a pas d’homogénéité globale. Difficile dès lors de se repérer par moment et il faut parfois revenir à la page d’accueil pour effectuer certaines actions…

Pour manipuler l’appareil, BlackBerry a également souhaité utiliser des gestes pour naviguer dans l’interface. Ce choix implique malheureusement de devoir apprendre par cœur comment utiliser l’appareil là ou un iPhone ou un Android seront bien plus évidents. Après, il n’existe au bas mot que 3-4 gestes à apprendre donc ce n’est pas non plus impossible.

Pour découvrir le « hub » centralisant toutes les notifications et messages, il faudra faire un geste qui correspond à un L inversé : du bas vers le haut pour minimiser l’application et balayer vers la droite pour faire apparaître le Hub, tout ça d’un seul geste. Si vous êtes sur la page d’accueil, il suffit de faire le balayage de gauche à droite. Vous êtes perdus ? Ce n’est qu’un début ! Tout le système est ainsi ! Il y a de grandes chances qu’un non initié mette un certain temps avant de comprendre comment utiliser le système. D’autant plus que le gros défaut de ces gestes est qu’ils ne sont ni unifiés d’une plateforme à l’autre, mais également impossible à deviner avant de les réaliser… Je l’évoquais d’ailleurs il y a quelques mois. (Lire : Multitouch ta mère !). L’exemple le plus frappant est la gestion du « retour », une action classique que nous utilisons tous les jours de très nombreuses fois. Sur BlackBerry, pas de bouton « fixe » pour cela, à la manière d’Apple et de son iOS c’est à la charge de chaque application d’implémenter la chose comme bon lui semble. Seulement voilà, si certaines affichent un bouton retour, d’autres utilisent un geste, et il n’existe aucune règle… Ainsi le geste peut fonctionner, ou pas… Tout dépend de l’application !

httpv://www.youtube.com/watch?v=7y-ISy8qpqg

Le bureau du BB10 ne fait pas qu’afficher des icônes en grilles, il offre aussi une vision des 8 dernières applications en cours d’exécution dans un écran qui les regroupes sous la forme de cartes miniatures regroupées quatre par quatre. Cette vue pourrait presque s’apparenter à des widgets ou à des tuiles façon Windows Phone, c’est en partie vrai. Non seulement toutes les applications n’exploitent pas ce système, mais surtout le fait de mélanger ici le multitâche et les « widgets » fait qu’il est impossible d’avoir une liste constante. Ainsi selon les applications que vous avez lancé, les cartes seront différentes, rendant impossible l’utilisation de cette vue pour voir rapidement une information. Votre application n’étant pas toujours au même endroit, voire même en dehors des huit cartes possibles ! Là ou un widget comme une tuile reste toujours en place et est donc bien plus simple à retrouver.

IMG_00000045-300px

Autre grief constaté, le geste consistant à glisser du haut vers le bas de l’écran, à la manière des notifications Android et iOS, affiche des éléments différents selon ou vous vous trouvez. Ainsi sur l’accueil vous aurez des « switch » vous permettant d’activer ou non certaines fonctionnalités (wifi, gps…), un fonctionnement qui reprend quasiment à l’identique le système d’Android 4.2, et qui semble même en avoir copié l’aspect. Seulement une fois dans une application, ce même geste vous offrira l’accès aux paramètres de l’application et non aux contrôles génériques… Et ce quand l’application gère ce geste ! De quoi en dérouter plus d’un, sans même évoquer le côté pratique totalement anéanti…

Le HUB, un centre de notification évolué qui complexifie bien plus qu’il ne simplifie

Élément central dans le nouveau système de BlackBerry, le hub a pour objectif de regrouper l’ensemble des notifications de toutes les applications et de tous vos comptes. Ainsi, nul besoin de lancer plusieurs applications pour voir d’emblée vos nouveaux mails, sms ou autres éléments depuis les divers réseaux sociaux. Si sur le principe cela sonne comme une excellente idée, dans les faits les choses sont bien moins roses.

En effet, tous les testeurs s’accordent à dire que le nombre de notifications toutes mélangées font que l’utilisateur est totalement noyé et n’arrive que difficilement à pouvoir repérer celles qui sont importantes des autres plus annexes. Pire, le fait que ces notifications soient situées dans ce hub, accessible via le geste évoqué plus haut, rend difficile la possibilité d’être réellement notifié ailleurs. Il y aura bien la célèbre LED de notification mais cela ne sera que d’une petite aide une fois l’écran affiché… C’est réellement une déception forte pour un élément majeur du système…

BlackBerry---slilde

Un clavier intelligent novateur mais qui cache son jeu

Le clavier est un élément essentiel pour BlackBerry. L’entreprise est effectivement célèbre pour ses appareils à clavier physique qui apportent un confort de frappe souvent meilleur que les claviers virtuels auquel nous sommes habitués. Ce n’est donc pas un hasard si un des deux appareils présenté offre un clavier physique complet d’excellente facture. Mais le système propose bien évidement un clavier virtuel pour le modèle 100% tactile.

Comment apporter le savoir faire de BlackBerry aux claviers virtuels ? Comment rendre cet élément un point clef du succès du nouveau système ? Comment renouveler l’usage sans copier la concurrence, et justement s’en démarquer notablement ?

BlackBerry apporte une solution, il faut le dire, innovante et originale. A partir du moment ou vous saisissez un lettre, le système va alors vous proposer divers mots qui pourraient compléter ce que vous avez débuté à saisir. Le principe est connu, et le célèbre clavier SwiftKey sur Android propose déjà une telle intelligence. Ainsi, tout comme dans l’application Android, le BlackBerry va apprendre votre façon d’écrire au fur et à mesure que vous l’utilisez. Là ou il diffère c’est sur la présentation de ces suggestions. SwiftKey propose 3 mots dans une barre positionnée au dessus du clavier alors que sur BB10, les mots sont affichés juste au dessus de la prochaine lettre possible qui les composent. Ainsi, entrer un B vous proposera très certainement le mot « bonjour » situé au dessus du O. Pour valider ce mot, un simple glissé sur la touche suffit. Le principe est simple et redoutablement efficace, mais, car il y en a évidement un, le fait d’afficher les mots sur le clavier fait que la plupart du temps vous allez les masquer avec vos doigts !

En effet, si vous tapez sur votre clavier, il y a de très grandes chances que vous ayez les doigts sur l’écran, et à défaut que ces derniers soient transparents, vous cachez le contenu d’une bonne partie du clavier avec… Du coup, soit vous allez prendre le temps d’écarter les doigts pour voir les suggestions, soit vous allez ignorer ces suggestions et taper de manière classique chaque lettre, soit enfin vous allez apprendre à faire confiance au système en supposant que les suggestions sont bien là… SwiftKey pour sa part est peut être un peu plus basique, quoi que le mode de saisie en glissé qui est en cours d’ajout dans la version Flow prouve le contraire, mais offre un système qui garanti de retrouver les suggestions toujours au même endroit, visibles à tout moment et donc utilisables rapidement. Finalement, l’affichage des mots sur le clavier même semble être une fausse bonne idée…

rim-screens-2013-01-30-600-3

Une offre applicative inconsistante et incohérente

BlackBerry l’a annoncé avec fierté lors de la présentation, dès son lancement vous aurez l’accès à pas moins de 70 000 applications utilisables avec le nouveau système ! Un petit exploit quand on connait la difficulté qu’a eu Microsoft pour atteindre un tel niveau avec son Windows Phone. Mais voilà, là encore, l’arbre cache malheureusement une forêt bien sombre.

Le système BlackBerry 10 offre en effet la possibilité de développer des applications avec pas moins de 5 plateformes totalement distinctes ! Que cela soit en C/C++ de manière native, C++ avec Qt, HTML5, Action Script Adobe Air et Java Android, tout peut fonctionner et se retrouver dans le marché applicatif officiel du constructeur.

Si sur le papier cela offre une myriade de possibilités aux développeurs pour pouvoir proposer des applications sur ce système, il reste que l’intégration de celles-ci laissent clairement à désirer. En effet, comment proposer une interface applicative cohérente et consistante quand les possibilités varient largement d’une plateforme à l’autre ? Il est assez évident que l’intégration et l’efficacité d’une application native sera autrement meilleure qu’une application développée en HTML ou en Java.

C’est clairement le problème qu’ont rencontré les testeurs : une très grande partie des applications, 40% selon Gizmodo, proviendraient directement d’un portage Android. Cela ne poserait aucun problème en soit si l’intégration d’Android dans BB10 était bonne, mais elle est malheureusement très loin de ce qu’on peut attendre d’un tel système. Ainsi les applications Android sont exécutées au sein d’une machine virtuelle basée sur Android 2.3 qui reprends totalement l’interface et les codes de ce système. Des menus, boutons aux zones de saisies, tout provient d’Android, et ne s’intègre donc absolument pas dans l’esprit du système hôte. La capture d’écran suivante est bien une application dite « BlackBerry »… Cela laisse songeur !

IMG_00000025-300px

Mais alors, c’est si catastrophique que cela ?

Non, fort heureusement ! Il y a d’excellentes choses dans ce système, des apports majeurs et des petites choses très bien pensées. On pourrait citer en premier lieu le mode Balance qui permet d’isoler totalement l’activité professionnelle et personnelle, une réponse attendue à la problématique rencontrée par tout utilisateur professionnel d’un tel appareil et une garantie de sécurité pour les entreprises. Le célèbre BBM est lui aussi à mettre au crédit du fabricant, car même si bien d’autres systèmes concurrents existent, iMessage par exemple, la qualité et la fiabilité du système de BlackBerry n’est plus à démontrer.

De même, de nombreux éléments fournis sont d’une très grande qualité, l’appareil photo et son application, l’intégration du BlackBerry world et ses contenus de qualités sont également des plus. Le navigateur est également à mettre en avant, basé sur l’omniprésent WebKit, il est puissant, fluide et très complet. Mieux, grâce à son travail avec Adobe, BlackBerry est le dernier système à offrir le support officiel de Flash, ce n’est plus un point essentiel mais il existe.

Mais là encore le niveau offert par les applications système varie grandement de l’une à l’autre. J’ai cité le meilleur, reste des déceptions tel la reconnaissance vocale, très limitée et mal intégrée, l’application de cartographie basée sur Bing Maps à des années lumières d’un Google Maps et bien d’autres…

Tout ceci laisse un arrière goût amer et si le canadien se veut bien évidement très positif, sorti de quelques très bon points il sera très difficile d’inverser la tendance du marché et imposer ce nouveau système. Il faut reconnaître qu’en un peu plus de 18 mois ils ont réussit à offrir un système novateur, repensé et complet, mais il laisse encore l’impression d’être une version beta pas totalement finalisée et ou certaines choses ont été accumulées pour aller vite. Ainsi, l’intégration de nombreuses applications faites pour d’autres systèmes prouve à elle seule l’urgence dans laquelle l’entreprise se trouve. Seulement le résultat est bien plus décevant que rassurant, comme le dit Joshua Topolsky dans son test sur The Verge à propos des 70 000 applications annoncées : « […] c’est un très grand nombre d’applications utilisables dès la sortie. Malheureusement, en testant l’appareil j’avais plus l’impression que cela représentait quelque chose comme 69 000 très mauvaises (ou juste mauvaises) applications »…

Impossible pour le moment de voir d’éléments qui permettraient à BlackBerry d’inverser la tendance face aux deux géants et, si ils ne réagissent pas très rapidement, j’ai bien peur que la sauce ne prenne pas. Ce qui est d’autant plus inquiétant que le fabricant a certes réussit à tenir jusque là, mais ne se remettra très certainement pas d’un nouvel échec… En tout état de cause je leur souhaite sincèrement de corriger le tir au plus vite, la concurrence a du bon et pousse tous les acteurs vers l’avant.

Images : The Verge, Engadget, BlackBerry

Publié dans Android, iOS, Mobile | Marqué avec , , | Un commentaire

Parts de marché smartphone : Android représente quasiment 70% des ventes de 2012 selon Strategy Analytics

Nous avons déjà pu avoir une idée de la chose lors des différents articles sur le sujet ces derniers mois (lire : Parts de marché smartphone : Malgré l’iPhone, Android résiste bien !), mais nous n’avions jusque là que des données ciblant quelques pays. L’institut Strategy Analytics nous livre une nouvelle étude qui englobe les ventes globales de smartphones réalisées dans le monde entier. Des données intéressantes !

Strategy Analytics : Ventes globales de smartphone Q4 2012

Global Smartphone OS Shipments (Millions of Units)Q4 '112011Q4 '122012
Android80.6238.9152.1479.0
Apple iOS37.093.047.8135.8
Others39.4158.617.185.3
Total157.0490.5217.0700.1

Strategy Analytics : Parts de marchés globales de smartphone Q4 2012

Global Smartphone OS Marketshare %Q4 '112011Q4 '122012
Android51.3%48.7%70.1%68.4%
Apple iOS23.6%19.0%22.0%19.4%
Others25.1%32.3%7.9%12.2%
Total100.0%100.0%100.0%100.0%

Première constatation que l’on devinait mais qui se confirme, le marché global des smartphones est en forte croissance, il s’est quasiment vendu deux fois plus d’appareils en 2012 qu’en 2011 (42,7% précisément). Ce qui permet de comprendre pourquoi ce secteur est toujours en pleine effervescence.

Deuxième information, là encore très aisément prévisible, le système d’exploitation Android fait la course très largement en tête. Avec 68,4% des ventes réalisées dans l’année et pratiquement 500 millions d’appareils vendus, le ras de marée est parfaitement impossible à ignorer. Lorsque récemment encore les dirigeants de Google affirmaient que la guerre était d’ores et déjà gagnée, force est de constater qu’ils n’ont pas franchement tort. Ainsi, la croissance des ventes est tout simplement de 100% d’une année sur l’autre !

L’éternel concurrent, iOS d’Apple, se défends toutefois fort bien, affichant une très légère progression de 0,4 point d’une année sur l’autre, il représente tout de même un appareil vendu sur cinq (19,4%), ce qui reste une performance exceptionnelle pour un unique fabricant. Même si sur le dernier trimestre 2012, iOS a perdu un peu de terrain comparé à l’an passé, donnée qui s’est confirmée à l’annonce des résultats d’Apple la semaine passée qui ont été fortement sanctionnés en bourse. La croissance reste présente, légèrement supérieure au marché avec 46% d’une année sur l’autre.

Evidemment, le succès des deux systèmes se fait aux dépends des concurrents, ainsi pour l’ensemble des autres systèmes, les ventes sont en chute libre passant de 158.6 millions en 2011 à seulement 85,3 millions en 2012, moitié moins. Ainsi la part de marché des autres systèmes passe de 32,3% à 12.2%. Les raisons sont malheureusement connues, entre l’abandon des systèmes sans avenir tel que Symbian, Meego, BlackBerry 7 ou Bada, et la très faible progression des ventes des autres systèmes tel que Windows Phone… Je mets de côté le BlackBerry 10 qui devrait être annoncé sous peu et qui s’est donc fait fortement attendre en 2012 !

Chose à mettre en perspective, lors des annonces de chiffres de Nokia, le finlandais annonçait avoir vendu 14 millions de Lumia depuis leur lancement fin 2011. Si leurs ventes progressent, ils sont encore très loin d’inonder le marché. Apple vendant 10 fois plus d’appareils sur l’année, et je n’ose comparer avec les appareils Android…

L’année 2012 a clairement été celle de l’installation du duo de tête, les offres alternatives étant soit mourantes, soit en gestation. Il sera donc passionnant de voir comment se déroule l’année 2013, ainsi Windows Phone va-t-il enfin pouvoir sortir la tête de l’eau ? RIM gagnera-t-il son pari avec BB10 ? Que donneront les appareils sous Tizen ? Firefox OS a-t-il une place à occuper ? Bien des questions qui attendront des mois pour trouver des réponses !

Publié dans Android, iOS, Mobile | Marqué avec , , , , , , , , , , , | 2 commentaires

Parts de marché smartphone : Malgré l’iPhone, Android résiste bien !

Cela commence à être une habitude, chaque mois Kantar Worldpanel ComTech propose sont analyse des parts de marché des ventes de smartphone dans différents pays du monde. Et comme chaque mois, j’analyse l’évolution des choses en fonction des évènements que nous connaissons (lire : Parts de marchés smartphone : L’effet iPhone 5 est bel et bien là !).

A mon habitude, je ne vais pas lire simplement les chiffres du mois mais comparer avec les mois précédent afin d’analyser l’évolution des choses en rapport aux évènements qui ont eu lieu. Je précise une fois de plus que nous parlons bien ici des chiffres de ventes et non du parc installé.

Ventes en France

kantar_france_decembre_2012

Charité bien ordonnée commence toujours par soi-même, débutons l’analyse par le pays qui nous concerne le plus, le notre ! Ainsi comme on peut le voir assez clairement sur le graphique, la progression de l’iPhone est très nette depuis la sortie de l’iPhone 5, cependant le mois de décembre semble avoir été moins faste que ce que la progression des mois précédents laissait imaginer. Ainsi si iOS voit sa part progresser de 1,5 points à 25,6% des ventes, il reste loin du leader incontesté. Android est en effet largement en tête sur la période des fêtes, malgré une très légère perte de -0,3 points, il se positionne à un très confortable 58,7% des ventes. Du côté des autres systèmes, c’est un peu la soupe à la grimace, Bada se positionne bien en troisième position avec 5,3%, mais en baisse régulière. RIM le suit de très prêt avec 4,7%, là encore en baisse depuis septembre. Quant à Windows Phone, il se positionne à un très faible 4,1%, en baisse de -0,6 points comparé au mois du lancement de la version 8 du système de Microsoft qui ne semble toujours pas avoir séduit les foules.

Ventes en Grande Bretagne

kantar_angleterre_decembre_2012

Outre manche, nous retrouvons une répartition du marché qui ressemble fortement à ce qu’on a vu en France. Pour autant, une différence majeure se voit nettement sur le graphique. Alors que la sortie de l’iPhone 5 semblait porter un coup de frein à l’expansion d’Android, le mois de décembre montre une courbe parfaitement opposée ! Non seulement iOS perd -3,7 points à 32,4% des ventes, mais Android en profite pour gagner 2,9 points à 54,4%… Dans ces conditions, difficile de lutter pour les autres systèmes, RIM voit comme partout sa part baisser progressivement à 6,4% des ventes. Windows Phone semble par contre arriver à séduire progressivement de plus en plus de monde avec 0,8 points de mieux à 5,9%, nous sommes loin du succès attendu mais la progression est sensible.

Ventes en Allemagne

kantar_allemagne_decembre_2012

En Allemagne, nous retrouvons une situation très similaire à ce que nous avons en France. L’iPhone y progresse même nettement plus en gagnant 2,5 points à 24,7% des ventes pendant qu’Android est en baisse de -1,6 points à 66,6%. Un niveau qui reste tout de même bien trop haut pour être inquiété dans l’immédiat. Si dans les autres pays les autres systèmes luttent pour arriver péniblement au dessus des 5% des ventes, en Allemagne c’est une situation qui est tout simplement impossible à envisager pour le moment. Symbian représentant le troisième système le plus vendu avec 3,2% !

Ventes en Italie

kantar_italie_decembre_2012

L’Italie aime Windows Phone, et confirme nettement la chose en décembre 2012. Ainsi, la courbe de progression du système de Microsoft ne cesses de progresser avec 2,1 points de mieux à 13,9% des ventes ! Pour autant, il reste encore loin des deux systèmes les plus populaires, mais à ce rythme il pourrait y avoir quelques surprises d’ici quelques mois. En effet, Android ne semble pas arriver à lutter au même moment face à Windows Phone et l’iPhone, le système de Google perd encore -4,4 points à 51,8% des ventes, alors que dans le même temps les ventes d’iPhone s’envolent avec 4,3 points de mieux à 24,9%.

Ventes en Espagne

kantar_espagne_decembre_2012

L’Espagne reste un pays atypique de part la situation économique qu’il traverse. Android y occupe depuis longtemps la première position en quasi unique système vendu. Et les fêtes de noël n’ont que confirmé la chose avec une progression de 2,3 points à 86,4% des ventes ! Evidemment, à partir du moment ou un système occupe quasiment l’intégralité du marché, les concurrents ont bien du mal à se démarquer. A ce petit jeu, l’iPhone s’en sort plutôt bien, si je puis dire, avec une progression de 2 points. Mais il reste à un niveau quasiment anecdotique de 6,4% des ventes… Autant dire que les autres systèmes n’existent tout simplement pas.

Ventes aux USA

kantar_usa_decembre_2012

La situation américaine a ceci de spéciale que depuis la sortie du nouveau modèle d’Apple, les iPhone sont en tête des ventes. Un contexte qui se reproduit une fois de plus pour décembre 2012 avec cependant une légère baisse de -2,1 points à 51,2% des ventes. En effet, Android repart à la hausse après la forte baisse entamée en septembre, gagnant 2,3 points à 44,2% des ventes. Les prochains mois seront intéressant à suivre, en effet il semble ne faire aucun doute qu’Android repassera devant, mais au bout de combien de mois ? Du côté de Microsoft, là encore les ventes ne décollent pas, on observe même une légère baisse de -0,1 point sur décembre à 2,6%.

Ventes en Australie

kantar_australie_decembre_2012

L’état-continent a beau être à l’autre bout du monde, il respecte pourtant quasiment à l’identique les évolutions constatées dans la majorité des pays du monde. En effet, là encore Android reste en première position mais en baisse de -2,2 points à 55,8% des ventes. L’iPhone est pour sa part en très forte progression depuis la sortie du nouveau modèle, encore 2,5 points de gagnés à 38,4% en décembre. Windows Phone ne séduit pas les australiens, sa part s’effondre en effet en passant de 4,2% à 2,8% des ventes, et ce malgré la sortie des appareils Windows Phone 8…

Ventes en Chine Urbaine

kantar_chine_urbaine_decembre_2012

La Chine continue de plébisciter Android comme étant le système le plus vendu. Avec 0,3 points de mieux, la progression n’est pas flagrante mais vu que le système représente 72,5% des ventes, cela ne fait que le conforter dans cette position. L’iPhone d’Apple progresse bien plus nettement avec 2,7 points de gagnés en décembre à 21,9% des ventes, confirmant sa position de premier outsider. Il faut signaler que c’était le mois de la sortie officielle du dernier modèle dans ce pays. Bien évidement, ces progressions se font au dépend des autres systèmes, et celui qui souffre le plus est Windows Phone, non seulement la nouvelle version du système ne séduit pas, mais elle semble avoir même repoussé les acheteurs ! Le système voit en effet ses ventes passer de 2,7% à 0,9% sur le mois de décembre !

Ventes au Japon

Petite nouveauté dans l’étude de Kantar Worldpanel ComTech, pas de chiffres pour le Brésil ce mois-ci, ils sont remplacés par les données du Japon. Dès lors pas de graphique puisque je ne dispose pas d’historique des chiffres.

Reste qu’au Japon, pays connu pour son favoritisme d’Android proposé par l’ensemble des marques locales tel Sony, NEC et bien d’autres, ressort des chiffres de Kantar Worldpanel ComTech une grosse surprise. En effet, l’iPhone, pourtant non distribué par le premier opérateur local (NTT Docomo) se serait arrogé 66,2% des ventes en décembre ! Android étant en toute logique second avec 31,9% des ventes. Les autres systèmes n’existant pour ainsi dire pas sur l’archipel, Windows Phone, le meilleur d’entres eux, ne pointant qu’à 0,8%… Je suis très curieux de voir comment les ventes vont évoluer suite à cette information pour le moins inattendue.

Conclusion

Les données montrées ici montrent clairement que la politique qui a fait le succès d’Android continue de porter ses fruits, le système étant toujours très présent et souvent largement en tête. Mais on peut aussi noter qu’Apple et sa gamme d’iPhone a de quoi inquiéter tellement l’engouement pour leurs modèles reste fort. A l’opposé, c’est une situation de mort clinique pour Windows Phone qui ne parvient pas à séduire. On pourrait évoquer le fait que l’étude montre que le système de Microsoft dépasse les 5% sur l’ensemble des cinq pays européens étudiés, mais cela serait ignorer que c’est uniquement grâce à la situation Italienne…

Publié dans Android, iOS, Mobile | Marqué avec , , , , , , , , , , | 3 commentaires

Microsoft a détruit le marché du PC (un peu aidé par Intel) !

Tout ceux qui suivent l’actualité informatique ont eu des échos de la morosité ambiante, malgré le fait que l’année 2012 ait encore été une belle année globalement, pour la première fois depuis des années, il s’est vendu moins d’ordinateurs personnels que les années précédentes ! Ainsi, comme le montre l’étude de Gartner publiée ces derniers jours, le marché a reculé de -3,5% d’une année sur l’autre…

Gartner - PC sales - 2012

Pire, le dernier trimestre 2012 a été l’un des pire possible, alors que les ventes commençaient à marquer le pas au cours de l’année, tout le monde attendait fébrilement la sortie du nouveau Windows 8 pour pouvoir relancer la machine et vendre des modèles hybrides pc/tablettes à foison. Force est de constater que pour le moment, la sauce a bien du mal à prendre !

Gartner - PC sales - q4 2012

Et malgré l’annonce récente de 60 millions de licences distribuées, mais pas forcément vendues, difficile de faire croire au succès du nouveau système. Une preuve de plus, si il en était besoin, vient d’une étude publiée par AT Internet qui montre l’évolution comparative des parts de marchés constatées sur le net de Windows 8 et Windows 7 à partir du moment de leur sortie. Le constat est sans appel, alors que Windows 7 avait clairement séduit le public en représentant plus de 7% des visites deux mois après sa sortie officielle, Windows 8 n’arrive même pas à atteindre les 2% !

AT Internet - Windows 8 Vs Windows 7

Pour autant, on ne peut pas dire que la chose n’était pas prévisible, ainsi fin août dernier je relayais déjà un dossier de PC Inpact qui pointait du doigt les incohérences du nouveau système de Microsoft que j’avais déjà pressenti avant l’été (lire : Microsoft Surface, une tablette réellement novatrice ou futur échec retentissent ?). Difficile en effet de faire comprendre au public que ce nouveau Windows s’utilise à la fois à la souris ou au tactile, que les applications utilisables sur une interface ne le sont pas sur l’autre, que l’interface tactile ne gère plus de fichiers directement… Sans même évoquer la confusion la plus totale entre les versions Windows 8 et Windows 8 RT, ce dernier ne pouvant exécuter aucune application existante sur les versions précédentes…

Il faut dire que dans tout ces concepts d’ordinateurs mi portables, mi tablettes, il est difficile de s’y retrouver. Ils semblent n’avoir aucun avantage comparés aux ordinateurs précédents et sont bien moins pratiques à utilise que de véritables tablettes… Sans même évoquer les ordinateurs plus classiques, que l’on imagine vraiment pas utiliser au doigt tellement l’idée d’avoir la main tendue au dessus de son bureau est saugrenue et fatigante…

Si on ajoute à cela des décisions plus ou moins douteuses tel que la mort forcée des netbook qui étaient limités principalement par les restrictions imposées par Microsoft sur la version Starter de Windows 7 que par la volonté des fabricants. Pour rappel, pas de processeur de plus de 2 gHz simple coeur, pas plus de 1 Go de mémoire vive et pas plus de 250 Go de disque dur… Du coup, vu que les machines n’évoluaient plus, les acheteurs ont cessé de s’intéresser au secteur, qui plus est concurrencé par les tablettes, produit bien moins versatile mais tellement plus séduisant que ces mini ordinateurs au design daté et qui luttent pour afficher la moindre page internet du fait de leurs limitations matérielles.

Intel a bien tenté de pousser les fabricants à aller vers les ultrabook, qui singent plus ou moins bien le concept du MacBook Air sans en avoir le pouvoir de séduction, les ventes n’ont évidement pas suivies. Intel prévoyait une razzia, elle n’a créé qu’un marché de niche pour ceux qui ont encore la volonté d’investir un peu plus que les 500 ou 600 euros demandés pour les modèles les plus populaires. Il ne reste quasiment plus qu’Apple pour vendre à plus de 1000 euros un modèle qui contient un matériel qui en vaut 20 à 25% de moins.

Les fabricants ne sont pas dupes, ils s’en rendent parfaitement compte. Du coup ils tentent de réagir, mais que faire ? Proposer des ordinateurs sous Windows 7 ? Impensable ! Si Microsoft avait toléré la chose lors du passage de XP à Vista suite aux très nombreuses plaintes et défauts de jeunesses, elle ne refera pas deux fois la même erreur. Du coup ils vont dans des concepts un peu fous qui n’auront très certainement que des succès d’estimes, tout au plus. Comme ces tablettes démesurées de 18 pouces chez Asus (Transformer AIO), voire même le modèle 27 pouces du chinois Lenovo… Difficile d’imaginer le grand public être tenté par ces modèles hors norme, au prix qui suivra forcément, sans même évoquer le côté ridicule !

Lenovo - 27 pouces !

Tout ceci laisse un goût amer. Bien évidement avec l’avènement du tactile initié par l’iPhone puis l’iPad, les ordinateurs classiques vont forcément perdre une part du gâteau pour tout un public qui n’a pas besoin d’un appareil trop évolué. Cependant des usages d’un véritable ordinateur sont encore à ce jour impossible à adapter correctement sur ces nouveaux engins. Je me vois mal entrer mes billets sur un écran tactile, même aidé du meilleur clavier virtuel qui soit. Je vois mal mes journées à maintenir et créer du code PHP, CSS, JavaScript et autres sans passer par des outils de développement sur ordinateur. J’imagine mal la création ou la retouche d’image précise sur des tablettes tactiles…

Evidemment le tactile apporte de nouveaux usages, voire peut être un formidable complément d’un ordinateur plus classique comme l’a bien compris Adobe avec la connexion entre des applications mobiles et sa Creative Suite. La tablette devient alors un outil supplémentaire qui apporte un plus, mais ne remplace en aucun cas l’ordinateur. De même, on nous parle régulièrement des applications musicales évoluées que l’on peut trouver sur iPad, de GarageBand d’Apple à l’iElectribe de Korg ou encore l’intégration du célèbre MPC d’Akai à la tablette… Ces applications sont plus impressionnantes les unes que les autres, mais les limitations de l’iPad font qu’il est impossible d’utiliser plus d’une application à la fois, et donc nous sommes vite limités là ou un véritable logiciel sur ordinateur peut ouvrir et contrôler autant de plugin VST ou appareils réels via MIDI. A moins bien évidement d’investir dans un lot d’iPad…

Tout ceci pour dire qu’il reste forcément un marché pour l’ordinateur classique, il reste seulement à trouver le bon créneau sans vouloir imposer à des utilisateurs des usages qui n’ont pas de sens !

Image d’en tête : ZDNet.com

Publié dans Informatique | Marqué avec , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les banques, bonnet d’âne sur le mobile et la sécurité !

Nous sommes en 2013, l’internet est désormais un moyen de communication évident pour la quasi totalité des gens, une économie entière repose dessus et de plus en plus de services de la vie réelle prennent vie grâce à ça. Si l’on ajoute que les appareils mobiles ont massivement été adoptés par le public, que ce soit les smartphones ou autres tablettes, difficile d’ignorer le numérique de nos jours.

Pour autant, il existe un secteur qui semble traîner des pieds et faire le minimum dans le domaine, celui des banques. Pire encore, alors que les éléments que nous allons manipuler avec leurs services en ligne sont plus que sensibles, la sécurité est, il faut le dire, risible !

Je précise toutefois, cet article est bien évidement basé sur mon expérience personnelle, étant client LCL et BNP Paribas, j’évoquerais principalement ces deux établissements, mais une bonne partie des critiques pourraient être reportés sur d’autres.

Un smartphone ? Une tablette ? C’est quoi ?

Je commence par ce qui me semble être la première aberration. Alors que toutes les banques ou presque nous vendent des forfaits mobiles et tout un tas de services connectés dans leurs publicités, difficile d’y croire dans notre quotidien.

La qualité des applications est ainsi bien souvent à des années lumières de la moindre chose utilisable. Ma pire expérience étant tout de même la myriade d’applications créées BNP Paribas, tant sur Android qu’iOS. Car plutôt que de faire une seule application regroupant bien les choses, ils ont dédié d’en sortir tout un tas qui font chacune une petite partie de ce qu’on peut attendre… Jugez plutôt, sur le Google Play Store, on trouve pas moins de 12 applications éditées par BNP Paribas ! Pire, ils ont même été obligé de créer une application qui liste toutes les autres… Je ne reviendrais même pas sur l’inutilité de la chose…

Premier effet pervers de la chose, au lieu d’avoir une application unique BNP Paribas, simple à trouver et reconnaître, on se retrouve dans le menu Android avec différentes applications aux noms aussi peu pratiques que « Mon solde », « Mes comptes » ou « Mon coffre »… Imaginez si toutes les banques faisaient ainsi, seul l’icône vous permettrait de savoir de quelle banque il s’agit… Deuxième effet pervers, si jamais vous avez besoin d’un des services qui était proposé par une des applications non installée, il va falloir le faire avant toute chose… Ainsi pour le simple fait de chercher l’agence la plus proche de vous, impensable de le faire depuis l’application de gestion des comptes, il faut y penser en amont… Vous parlez d’un pratique !

Mais passons, si ces applications étaient bien réalisées… Cela ne poserait aucun soucis. Seulement voilà, c’est loin d’être le cas. Ainsi les applications BNP Paribas sont toutes réalisées par les pires équipes de développement qui soit, en étant massivement basées sur des pages HTML affichées dans une vue web. J’en veut pour preuve l’identification qui me demande de RETENIR le code secret de mon compte… Le résultat est malheureusement assez attendu, c’est d’une lenteur abominable, et le résultat est très éloigné des codes d’interfaces du système et l’ergonomie est désastreuse (lire : Interfaces et applications en HTML, comble de l’hérésie ?). Tout ceci laisse de sérieux doutes quant à la sécurité de telles applications, là ou sur un navigateur classique tout se fait via une connexion sécurisée en HTTPS, il me semble plus que probable que cela ne soit pas le cas ici.

Côté LCL, ce n’est pas franchement plus brillant. Bon point tout de même, ils ont eu l’intelligence de ne produire qu’une seule application, ouf ! La réalisation semble même un tantinet plus aboutie quand on regarde rapidement la chose… Cependant ce n’est toujours pas ça ! On retrouve là encore une application de toute évidence réalisée en HTML. Ainsi l’affichage de la carte des agences les plus proches n’utilise clairement pas le composant Google Maps d’Android (ou alors très mal), et se trouve du coup être d’une lenteur incroyable. Sur Paris, le nombre d’agences affichées est tel qu’il est impossible ou presque de s’y retrouver… Détail amusant, l’application propose même un bouton d’actualisation de la liste des agences… A se demander à quoi sert la connexion internet…

Le reste n’est pas des plus brillant, même si c’est tout de même un peu mieux que chez BNP Paribas, la lenteur associée à une interface hors du temps et non adaptée à nos appareils rends l’usage de ces applications très pénible. Le LCL se garde toutefois de mémoriser mon code d’accès, grand merci, mais en oublie par la même d’utiliser le célèbre clavier « virtuel » à la mode, j’en parlerais plus loin, la sécurité, ou plutôt son absence, vous en remercie vivement !

Alors, bien évidement, soit je n’ai clairement pas de chances avec mon choix de banque, soit il y a un réel souci. D’autres semblent toutefois s’en sortir avec les honneurs, Société Générale, Caisse d’Epargne, CIC ou Crédit Mutuel semblent proposer des applications correctes si on s’en fie aux avis utilisateurs. Mais d’autres ne sont pas aussi respectueuses de leurs clients, Fortuneo, Banque Populaire ou Carrefour Banque semblent être dans le même bateau que mes deux exemples.

Mais si certaines s’en sortent honorablement sur smartphone, il faut croire que les établissements n’ont pas jugé bon de prendre en compte le format tablette… Sur Android tout du moins. Ainsi, en dehors de la Caisse d’Epargne, aucune semble n’avoir créé une version adaptée ! Et quand ont voit les avis de cette dernière, on se dit finalement que c’est peut être pas plus mal… La BNP a elle aussi tenté l’expérience, seulement l’application refuse tout simplement de se lancer sur ma Nexus 7, elle plante avant même d’afficher le moindre écran… Déplorable !

Et la sécurité dans tout ça ?

Si on met de côté les considérations des applications mal faites, il reste un dernier problème majeur. Celui de la sécurité.

Alors bien évidement, l’ensemble des sites bancaires utilisent tous une connexion sécurité en HTTPS, le minimum vital. Mais il reste toutefois un maillon plus que faible dans l’accès à vos données sur ces sites : le code d’accès.

On nous dis depuis des années qu’un mot de passe sécurisé ne doit absolument pas contenir que des chiffres, qu’il doit être composé de lettres minuscules, majuscules, de caractères annexes tels que des # ou des ! et qu’il doit être d’au minimum 8 caractères… Bref un mot de passe complexe, long et sécurisé (lire : Sécurité : Une méthode simple pour créer des mots de passes complexes). Et pourtant, à quoi ressemble le code que vous utilisez pour accéder à vos données d’argent ?

Hé oui, aussi incroyable que cela puisse paraître, le site qui offre l’accès à ce que vous avez de plus important en valeur, votre propre argent, ne le protège que derrière un petit code, composé de 6 chiffres… Vous me direz, il reste l’identifiant à trouver ! Effectivement, sauf que là encore, bien des banques n’utilisent finalement que votre numéro de compte pour cela, une donnée relativement facile à récupérer…

La plus grosse blague reste toutefois le fameux clavier « virtuel », une grille de boutons sous forme d’image qui sont censés éviter de pouvoir être interceptés par un keylogger (application malveillante installé sur votre ordinateur qui enregistre vos saisies au clavier). Sauf que bien évidement, ce système n’a rien de plus fiable. Non seulement un bon logger saura sans aucun problème faire des captures d’écrans et récupérer la position de la souris, mais le code va forcément écrire dans une zone de saisie « classique » et donc être envoyé en clair par l’envoi du formulaire. Bref, une donnée très facile à intercepter finalement pour quelqu’un qui s’y connait un minimum.

Alors, bien évidement, mon but n’est pas d’alarmer les gens étant donné qu’il reste encore relativement complexe de réunir aisément toutes les informations, mais le risque est bel et bien là, et je m’étonne encore de voir à quel point les banques semblent ne pas prendre la chose sérieusement. Les sites comme Paypal offrent par exemple une bien meilleure sécurité finalement, un comble !

J’espère vraiment que la chose évoluera à l’avenir, on peut ainsi aisément imaginer un système similaire au « 3D Secure » qui est de plus en plus utilisé pour les paiement par cartes bancaires qui nécessite de saisir un code reçu par SMS au moment de la transaction. Un système similaire serait très facile à mettre en place pour sécuriser l’authentification à votre compte. C’est d’ailleurs un système que Google propose sur tout ses comptes (validation en deux étapes) et qui a déjà prouvé sa robustesse.

Publié dans Android, Android, Mobile, Tablettes | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

Parts de marché mobile : Les chiffres de décembre de StatCounter et NetMarketShare

Je n’avais pas eu (ou plutôt pris) le temps d’analyser les données des deux outils statistiques ouverts au public pour le mois de novembre 2012. Evidemment le temps continuant sa route, les chiffres de décembre ont largement eu le temps d’être ajoutés. Dès lors, je vais à mon habitude voir les évolutions qui ont eu lieu depuis l’étude précédente (lire : Parts de marché mobile : Android confirme son avance selon StatCounter).

StatCounter-mobile_os-ww-monthly-201112-201212

A mon habitude je débute par les données que j’estime être les plus fiables de part la procédure de mesure décrite, celles de StatCounter. Le classement n’évolue plus vraiment depuis juillet dernier, novembre et décembre n’ont donc pas changé les positions. Ainsi Android pointe toujours en première position, et voit même sa part de marché en nette progression avec respectivement 1,48 et 1,52 points de progression sur ces deux mois, soit précisément 3 points de mieux depuis octobre, ce qui place le système à 33,19%.

Du côté de l’éternel rival, Apple et son iOS vous l’aurez deviné, les choses ne sont pas aussi roses. Si le système reste en excellente seconde position avec 23,26% du marché, il perd encore -0,46 points depuis octobre, après une très très légère progression de 0,01 point en novembre il est vrai. On sait que c’est dans cette période qu’Apple a l’habitude d’exploser les ventes de ses iPhones suite à la sortie du nouveau modèle, il est donc surprenant de ne pas ressentir la chose dans les usages, même si les iPhones vendus pour Noël ne seront vraiment visibles qu’à partir de janvier. Chose intéressante à noter également, alors qu’Apple a vu sa part de marché stagner sur l’année avec un peu moins de 23% fin 2011 et un peu plus de 23% fin 2012, on a vu Android prendre nettement le large à partir du milieu de l’année. Jusque là, les courbes des deux systèmes restaient très proches l’une de l’autre. La coupure nette a eu lieu à partir de juillet 2012, qui a vu la sortie du Galaxy S III, modèle phare que l’on connait. Difficile d’en déduire que cet appareil est responsable, mais il y a très certainement participé.

Pour les systèmes suivants, S40 reste à un niveau correct, aidé par les excellentes ventes des appareils Asha de Nokia qui ont un succès important dans les pays moins riches, ainsi même si il perd -0,14 points en deux mois à 14,86% du marché. L’autre Symbian, celui utilisé par les anciens smartphone Nokia, continue sa lente baisse avec -0,98 points de moins à 10,72%. Pour finir, RIM et son BlackBerry sont de plus en plus attirés vers le bas du classement avec encore -0,76 points de moins à 3,53%, il est plus qu’urgent que les nouveaux modèles sortent pour tenter d’inverser la tendance !

NetMarketShare - Décembre 2012

Du côté de l’éternel concurrent, NetMarketShare, on a décidé de continuer de mélanger les données mobiles et tablettes, ce qui fausse quelque peu les résultats. Associé à des méthodes de calculs qui déforment quelque peu les résultats, on voit rapidement des incohérences lourdes dans ces données.

Ainsi, si ils voient iOS largement en tête depuis de nombreux mois, l’écart semble de moins en moins se justifier. Alors oui, les utilisateurs iPhone, iPod et iPad ont certainement plus tendance à aller sur le web que les utilisateurs Android, oui l’iPad se vends encore nettement plus qu’Android, mais la position quasiment inchangée d’Apple avec légèrement plus de 60% alors que ce marché est en pleine mutation ne se comprends plus.

Surtout que dans le même temps, alors que plus de 1,3 millions d’appareils Android sont activés au quotidien, NetMarketShare voit la part d’Android loin derrière à 22,1%. Pire, ils voient même une baisse de quasiment -4 points (-3,85 précisément) sur ces deux derniers mois ! Même si l’on ajoute les parts de Chrome mobile, 1,48%, ceci est incompréhensible et à l’opposé du marché constaté partout ailleurs… Mais pire encore, ils voient la part d’Opéra Mini progresser nettement de 3,69 points à 10,71% !

Bref, inutile d’aller plus avant, je ne sais pas si je continuerais à commenter des données aussi éloignées des réalités constatées partout ailleurs…

Publié dans Android, iOS, Mobile | Marqué avec , , , , , , , , , , , , , , , | 3 commentaires

Parts de marché smartphone : Android mène toujours la danse en France et en Angletterre

Si les données américaines de comScore sont publiées tous les mois avec une précision d’horlogerie Suisse, les informations qui visent le bon vieux continent sont bien plus rares. C’est donc avec plaisir que je vais évoquer une autre étude de l’institut qui cible le Royaume-Uni et la France et analyse les parts de marchés du parc installé en octobre 2012.

Les dernières données d’outre manche dataient en effet de mai dernier (lire : Parts de marché smartphone : L’Europe séduite par le robot vert), alors que celles sur la France remontent carrément à décembre 2011 (lire : Parts de marché smartphone, comScore envoie du lourd pour 2011 ! Décryptage !) ! C’est dire à quel point ces éléments sont trop rares.

Parts de marchés au Royaume-Uni

comScore - UK - octobre 2012

Les évolutions ont été assez notables, et si l’ordre n’a finalement pas changé, les volumes eux n’ont plus rien à voir. Ainsi on peut voir qu’Android, le système de Google, a énormément progressé dans l’espace d’une année avec 12,4 points de gagnés. Si il avait déjà la tête du classement, cet OS est désormais quasiment installé sur un appareil sur deux avec 46,6% du parc installé. De même, c’est 4,5 points de mieux qu’en mai 2012. L’écart est encore plus impressionnant si l’on compare avec les données de décembre 2010 ou il ne représentait que 18,6% du marché !

Celui qui s’impose un peu partout comme l’éternel second depuis de nombreux mois est ici encore fidèle à sa position, iOS d’Apple représenté par les seuls iPhone occupe 28% du parc installé. Une très légère progression de 1,5 point sur un an qui montre une certaine forme de stabilité. Si l’on remonte jusqu’à mai 2011, cet OS était déjà à 27.2%, tout comme en décembre 2010 ou il était à 27,4%…

RIM et son BlackBerry souffre évidement de la croissance d’Android mais arrive à conserver une position également assez stable dans ce pays. En effet, contrairement à ce qu’on peut observer notamment aux états unis, la part de marché reste élevée à 15,2%, seulement -2,5 points de moins qu’en octobre 2011. Mieux, on observe dans la précédente étude que le système était à 17,7% en mai 2011 ainsi qu’à 17,1% en décembre 2010 !

Symbian est certainement le système qui a le plus souffert de l’arrivée d’Android, en toute logique, le vieux système multi-fabricant a laissé sa place à un autre système mutli-fabricant plus récent. Quand on pense qu’en décembre 2010, Symbian occupait 29,6% du marché, part qui a fondue à seulement 6,4% en cette fin d’année 2012…

Microsoft semble engluée dans la cinquième et dernière position du classement depuis bien trop longtemps… Inutile de refaire l’histoire, tout le monde connait les raisons du raté du virage du smartphone tactile, cependant il semble difficile à l’entreprise d’espérer un changement avant de nombreux mois. Sa part a ainsi oscillé entre 4,9% en décembre 2010 et 2,5% en décembre 2011. En octobre 2012 il remontait très légèrement la pente à 3,1%, mais il faudra encore attendre quelques mois avant de voir l’effet Windows Phone 8 opérer ou non.

Parts de marchés en France

comScore - FR - octobre 2012

Le scénario se répète plus ou moins dans notre pays, petite originalité dans notre classement, Symbian se retrouve encore devant RIM, mais j’y reviendrais plus bas. En attendant tout comme quasiment partout, Android est là encore en tête, largement installé avec 46,4% du marché. Une progression annuelle de 13,4 points, déjà impressionnante, mais d’autant plus lorsque l’on compare avec le chiffre de décembre 2010, date à laquelle il n’était qu’à 19,3% ! Une progression de quasiment 30 points en deux ans…

Dans le même temps, si Apple conserve une excellente seconde position, la part de marché du système d’Apple voit sa courbe baisser mois après mois. Ainsi, d’une part de marché de 30% en décembre 2010, elle est désormais à 22,4% en cette fin 2012. Une baisse d’environ 4 points par année qui s’est faite au profit d’Android.

Si iOS baisse, Symbian s’effondre ! Celui qui menait la course d’une courte tête en décembre 2010 avec 30,2% est désormais à 9,6% en cette fin 2012. Une baisse radicale de plus de 20 points sur deux ans. Là encore, Android a en toute logique prit une énorme part de son marché.

Le BlackBerry de RIM n’a jamais vraiment percé dans notre hexagone. Si l’on observe l’évolution depuis décembre 2010 à maintenant, la part a variée de 8,1% à 9,4%… Elle est en cette fin 2012 à un niveau de 8,4%, toujours dans cet interval assez stable.

Enfin, du côté de l’entreprise de Redmond, Microsoft, les choses ne vont pas au mieux. Si en décembre 2010 l’entreprise affichait encore 9,6% avec Windows Mobile, c’est un chiffre qu’elle rêverait bien d’atteindre et qui lui semble impossible pour le moment. En octobre 2012 elle ne représente plus que 4,3% du marché installé. Difficile de savoir si Windows Phone 8 va changer la donne, là encore il faudra attendre les chiffres des prochains mois pour en juger.

Publié dans Android, iOS, Mobile | Marqué avec , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire