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Tablettes Android, de très bonnes ventes ou une étude faussée ?

L’information a fait le tour du web Android et techno. Une étude du groupe Strategy Analytics affirmerait en effet un réel essor des ventes de tablettes sous Android pour le...

L’information a fait le tour du web Android et techno. Une étude du groupe Strategy Analytics affirmerait en effet un réel essor des ventes de tablettes sous Android pour le quatrième trimestre 2011.

En effet si on en croit leurs chiffres, il se serait vendu plus de 10 millions de tablettes Android en trois mois. Un résultat très positif et encourageant vis à vis de l’iPad qui représente pour la même période 15 millions de ventes.

Seulement, derrière ce tableau idyllique se cache un élément un peu trompeur, mensonger même. En effet une phrase de l’étude la rends d’elle même caduque :

Dozens of Android models distributed across multiple countries by numerous brands such as Amazon, Samsung, Asus and others have been driving volumes.

Amazon ? Sérieusement ? Reprenons !

Amazon utilise en effet Android dans sa tablette Kindle Fire, ils ont basé leur produit sur un OS existant et reconnu, leur permettant ainsi de mettre sur le marché un produit fini très rapidement sans avoir à ré-inventer la roue. C’est une excellente chose en soit. Seulement cela ne fait pas du Kindle Fire une tablette « Android » ! L’OS a totalement été modifié au niveau de l’interface et le développement des applications n’a plus grand choses à voir.

Ainsi, les applications Android classiques ne peuvent s’exécuter tel quel sur un Kindle Fire, elles doivent être modifiées via le kit de développement officiel d’Amazon. De plus, Amazon ne propose aucun des éléments d’Android natifs, ni bureau, ni Android Market ou autre. Même le navigateur web a été totalement changé. Le Kindle Fire se base bien sur Android mais n’est clairement PAS une tablette Android. C’est ce qu’on appelle un « Fork », ou « dérivé », on reprends la base du code à un instant T et on en dérive un projet complètement séparé qui va dans une autre direction. De fait, la version d’origine du fork du Kindle Fire n’a rien à voir avec l’OS version tablette de Google. Ils sont parti d’un Android 2.2 et non d’HoneyComb ou Ice Cream Sandwich. Ce qui exclu là encore l’intégration de ces tablettes à l’univers Android stricto facto.

Là ou le mensonge se passe, c’est que le Kindle Fire est un énorme succès, Amazon n’a communiqué aucun chiffres exact, mais il se serait vendus plusieurs millions de ce modèle depuis sa sortie. Intégrer ainsi le Kindle Fire dans les chiffres d’Android gonfle artificiellement les ventes globales, et rends parfaitement faux le résultat de l’étude.

Ainsi, il est souvent estimé qu’Amazon ait vendu entre 5 et 6 millions de Kindle Fire, ce qui rabaisse le marché des tablettes Android à 4 ou 5 millions, tout au plus. Un score honorable en soit, en belle progression comparé à l’an dernier, mais loin, très loin de l’iPad qui domine encore très nettement le secteur. L’avenir dira si la chose évolue en 2012, mais pour le moment, Apple n’est pas vraiment inquiété sur ce secteur.

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Apple est le nouveau roi du smartphone, 37 millions d’iPhone vendus en Q4 2011 !

Les résultats de l’entreprise de Cupertino ont été dévoilés hier, et ils sont pour le moins impressionnant. Jamais une entreprise n’avait vendu autant d’appareils mobiles sur un seul trimestre. Plus encore,...

Les résultats de l’entreprise de Cupertino ont été dévoilés hier, et ils sont pour le moins impressionnant. Jamais une entreprise n’avait vendu autant d’appareils mobiles sur un seul trimestre. Plus encore, si on prends en compte tous les appareils mobiles d’Apple qui ne sont pas des smartphones.

En effet, voici dans les grandes lignes les chiffres annoncés :

  • 37 millions d’iPhone, dont une très grande part d’iPhone 4S vu le panier moyen élevé ($660).
  • 15,43 millions d’iPad.
  • 8 millions d’iPod Touch.
  • 1,4 millions d’Apple TV.
  • 62 millions d’appareils iOS tout confondus (simple addition des chiffres précédents).

Il est intéressant de noter quelques remarques :

  • L’iPhone 4S est un énorme succès, sorti fin octobre, il parvient tout de même à remonter les résultats du trimestre en faisant oublier un mois de d’octobre placé sous le signe de l’attente du nouveau modèle. Si Apple avait sorti l’iPhone 4S fin septembre, il ne fait aucun doute qu’ils auraient dépassés les 40 millions d’unités (voire même les 50).
  • L’iPad continue d’écraser le secteur des tablettes, si la concurrence Android commence à avoir des produits reconnus et de qualité, leurs ventes sont encore relativement anecdotiques en face. Sorti du cas un peu spécial du Kindle Fire sorti aux USA, aucune ne semble vraiment pouvoir inquiéter Apple pour le moment.
  • Avec plus de 60 millions d’appareils iOS vendus, Apple fait ici un quasi jeu égal, voire un peu mieux, que Google et son Android sur la même période. Actuellement, Android se vends à un rythme de 700000 appareils par jour, soit entre 60 et 65 millions par trimestre. Dont une immense majorité de smartphones. Si il ne fait aucun doute qu’Android sera leader du parc installé global (OS contre OS) un jour ou l’autre, Apple résiste bel et bien et de la plus belle des manière.
  • Samsung a annoncé avoir vendu entre 32 et 37 millions de smartphone sur la même période, il est donc assez clair qu’Apple est donc passé devant tout le monde. Quand on pense que le trimestre précédent annonçait 21 millions pour Samsung, 20 pour Apple et 17 pour Nokia…

Quoi qu’il en soit, ce sont réellement des chiffres exceptionnels et qui démontrent bien l’hyper activité de ce marché en pleine explosion ! Bravo Apple.

Crédit images : iGeneration.fr.

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MegaUpload : le méga foutage de gueule ?

L’information n’est pas passée inaperçue, l’un des sites internet les plus connu du monde n’est plus actif. Suite à une attaque assez efficace du FBI, le champion toute catégorie de l’hébergement de...

L’information n’est pas passée inaperçue, l’un des sites internet les plus connu du monde n’est plus actif. Suite à une attaque assez efficace du FBI, le champion toute catégorie de l’hébergement de fichiers et de streaming vidéo a cessé d’être disponible sur le net. Les réactions ont été vives un peu partout, entre réjouissance de certains quand d’autres crient à l’injustice, il me semblait important de remettre quelques éléments à plat afin d’y voir un peu plus clair. Pour information, j’ai hésité pour le titre avec « Le bal des faux culs », je vous laisse juge du choix final :)

Méga hébergeur ?

En premier lieu il convient de voir en quoi consiste MegaUpload. Ce site, créé il y a maintenant quelques années (2005) est à l’origine un simple espace d’hébergement de fichiers ouvert à tous. Chaque utilisateur peut y déposer librement et sans aucune vérification un fichier de son choix (avec une limitation à 1 Go pour les comptes gratuits). Une fois ce fichier envoyé sur les serveurs de MegaUpload, un lien unique est délivré par le site afin que l’utilisateur puisse récupérer son fichier. Le fichier est automatiquement supprimé au bout de 20 jours si aucun téléchargement n’est intervenu, sinon les 20 jours sont comptés à partir du dernier téléchargement. Enfin, l’utilisateur qui a mis en ligne le fichier peut diffuser le lien à qui bon lui semble pour le partager simplement.

Les comptes « premium » payants apportaient quelques capacités supplémentaires comme l’envoi de fichiers de plus de 1 Go, un stockage « à vie » des fichiers… Mais également bien plus, je vais en parler un peu plus loin.

En l’état, un tel site n’a rien d’illégal, même si il parait évident que cela permet assez facilement de diffuser des fichiers illégaux. MegaUpload était pour cela protégé naturellement par son statut d’hébergeur de contenu qui n’a pas connaissance de ce qu’il héberge. De la même façon, MegaUpload était tenu de supprimer les fichiers déclarés comme illégaux par les différents ayants droits qui en feraient la demande.

Première faille dans le système, il semblerait que MegaUpload supprimerait bien le lien, mais pas le fichier en question… Car une des fonctions interne de MegaUpload analysait les fichiers envoyés et détectait un éventuel doublon afin de ne pas le stocker plusieurs fois un même contenu. Ainsi, il n’était pas rare qu’un même fichier puisse posséder plusieurs liens différents. Si un lien était désactivé, le fichier était toujours disponible pour les différents autres liens existants… Chose qui ne respecte pas les engagements nécessaires pour être dans le cadre de l’hébergeur…

Autre problème dans ce système, MegaUpload n’était pas le seul site à utiliser la base de fichiers mis en ligne. Son pendant MegaVideo était une plateforme de streaming vidéo qui permettait à tout à chacun de visionner sans téléchargement n’importe quelle vidéo qui aurait été soumise au service d’hébergement… Un peu à la manière d’un Youtube ou Dailymotion. Sauf que là ou ces derniers limitent volontairement la taille des vidéos mises en ligne et leur durée, MegaVideo permettait de voir des film dans leur intégralité sans aucun soucis. Ce simple fait de proposer ainsi la diffusion de ses contenus hébergés prouve en partie que MegaUpload avait au moins une connaissance technique du contenu des fichiers qu’ils hébergeaient, là encore à l’encontre de leur statut d’hébergeur.

Pire, au lieu de limiter la durée des vidéos envoyées sur ce service, MegaUpload limitait la durée de vision du film à 72 minutes… Au delà desquelles il fallait payer pour voir l’intégralité de la vidéo… Un moyen simple et évident de faire de l’argent sur des contenus qui ne lui appartenaient pas.

Mais MegaUpload ne s’est pas arrêté là, en plus de laisser plus de libertés de mise en ligne aux utilisateurs payants, ils leurs proposaient aussi la possibilité d’être rémunérés en fonction des fichiers qu’ils mettaient en ligne. Ainsi, plus un fichier était téléchargé, plus il pouvait rapporter d’argent à la personne qui l’a mise en ligne. Dans le même ordre d’idée, si un utilisateur regardait jusqu’à la fin un film mis en ligne, cela rapportait là encore de l’argent à la personne qui l’a mis en ligne… Une incitation évidente au piratage qui en a motivé plus d’un. Nombreux sont les sites de « streaming » qui s’appuyaient sur MegaUpload et MegaVidéo pour diffuser les vidéos qu’ils mettaient en ligne et ainsi dégager un profit.

Il semble donc de plus en plus difficile à croire que MegaUpload ignorait quels étaient les contenus des fichiers les plus populaires, ceux qui généraient le plus d’argent et étaient les plus téléchargés et visionnés. D’autant plus que le dossier d’accusation cite différents emails entres membres de l’équipe du site qui évoquent un moteur de recherche interne permettant de connaitre la nature des contenus, et prouvant par la même qu’ils utilisaient et partageaient ces mêmes fichiers entres eux (source : Numerama).

Evidemment, je ne vais pas affirmer que MegaUpload ne possédait que des fichiers illégaux, cela serait un raccourcit très rapide et totalement faux. Cependant il est difficile d’ignorer que cette plateforme hébergeait un bon nombre de contenus soumis au droit d’auteur, même si certains utilisateurs l’utilisaient comme un simple service de partage de fichiers parfaitement légitimes.

Méga attaque ?

Tout illégaux que soient les contenus hébergés sur leurs serveurs, beaucoup d’utilisateurs ont été plus que surpris par l’efficacité et la rapidité de l’attaque menée par le FBI. MegaUpload n’est en effet pas un site américain mais basé à Hong Kong. Dès lors, comment ont-ils pu stopper un tel site qui serait hors de leur juridiction ?

Une première partie de la réponse est en réalité assez simple. Comme tout bon site internet « géant » utilisant des infrastructures de type « cloud« , MegaUpload était hébergé dans de nombreux endroits différents. Plus de 500 de leurs serveurs étaient installés dans un centre d’hébergement américain en Virginie à Ashburn ainsi que d’autres à Washington même ! Il n’était donc pas difficile aux autorités américaines d’intervenir sur leur propre territoire.

Mais entre le blocage d’une partie de l’hébergement et la coupure totale du service il y a un monde. Et c’est l’autre volet de l’accusation qui a pesé dans la balance. Au delà même des accusations de contrefaçon venues des différents ayants droit, c’est le système complet de rémunération et de financement qui pose problème. C’est tout simplement des accusations contre une organisation mafieuse qui a été faite par le FBI. Qui leur ouvre alors de nouveaux outils d’attaque, bien plus puissants, et qui peuvent s’appliquer dans une immense majorité des pays du monde. C’est ainsi que d’autres serveurs hébergés en Hollande, au Canada et en France ont été coupés et saisis. Et c’est aussi de cette façon que les différents membres de l’équipe de MegaUpload ont été arrêtés en Nouvelle Zélande. Autres éléments saisis, de fortes sommes d’argents gagnés par le fondateur, Kim Dotcom, et ses co-équipiers. Plusieurs centaines de millions de dollars tout de même…

Les accusations sont donc très lourdes, et si elles doivent encore être prouvées, tout semble bien parti pour que la suite judiciaire de cette affaire fasse la une pendant de longues semaines. Mais ce n’est pas l’objet de cet article.

Seule erreur potentielle dans cette attaque massique, la saisie et coupure des noms de domaines des différents sites laisse planer une interrogation : les états unis ont-ils usés de leur position de gérant des domaines en « .com » pour couper l’accès à MegaUpload ? En effet, les noms de domaines en « .com » sont gérés uniquement par l’ICANN et Verisign, deux organismes et société américaines qui sont censées être indépendantes de leur pays dans leur gestion de ces noms de domaines. Une ingérence à ce niveau là pourrait à terme provoquer bien des critiques et potentiellement exploser les responsabilités de ces deux entités qui se verraient obligées de gérer ces mêmes domaines avec des acteurs d’autres pays.

Méga critiques

Ce qui est le plus amusant dans cette histoire finalement, c’est de voir le nombre d’internautes qui réagissent en criant à l’injustice face à une telle coupure… Sans même évoquer les attaques en représailles du fameux groupe « anonymous », qui sont certes une belle démonstration de force, mais malheureusement sans réel impact dans la durée et qui vont finalement peut être même les dé-crédibiliser dans leur quête d’un internet libre et sans ingérence des états.

En tout cas si on résume la situation, nous avons des gens qui préfèrent payer un service d’hébergement qui gagne sa vie grâce aux contenus illégaux qu’il propose plutôt que de payer pour ces mêmes contenus directement et légalement… Assez ironique non ? Rares sont les critiques venant d’utilisateurs légitimes du services qui ne l’utilisaient que dans un but personnel et parfaitement légal…

Ironique mais aussi problématique, car si le problème du prix des oeuvre ou logiciels est fortement critiquable, donner de l’argent à un tiers qui profite de l’avidité des gens pour les contenus piratés est en soit une organisation assez étrange. A qui profite l’argent donné à MegaUpload et que cachent ses activités ? Peut être rien d’illégal, mais comment savoir ? Une entreprise comme celle-ci qui n’a pas réellement pignon sur rue et joue au chat et à la souris avec les ayants droits laisse forcément planer le doute sur le bien fondé de ses intentions. Si je doute que l’équipe de MegaUpload ait été confrontés à d’autres types de trafics plus dans les cordes des mafias classiques, il n’en demeure pas moins que c’est une possibilité qui existe !

La problématique du piratage est finalement très particulière avec MegaUpload, tout comme d’autres services du même genre, qu’est-ce qui peut ainsi pousser des gens à donner de l’argent pour obtenir des contenus illégalement ? Une si grande volonté de pirater un maximum de contenus ou bien n’est-ce pas là une preuve de la faiblesse de l’offre légale ?

Méga cher, méga pauvre et méga pigeons ?

En effet, les ayants droits auront beau mettre à pied tel ou tel service, que ce soit Napster, Kazaa, ThePirateBay ou autres, à chaque fois un nouveau service encore plus malin, encore plus diffusé, prends le relais. Jamais le piratage n’a été aussi fort qu’à ce jour et les solutions techniques sont tout aussi nombreuses que difficiles à bloquer. Faire respecter ses droits est une chose, mais savoir proposer une offre de qualité à un prix correct en est une autre. Et à ce petit jeu là les « major » musicales et autres studios Hollywoodiens semblent ne rien y comprendre.

Plutôt que d’essayer de trouver une solution simple qui rendrait accessible à tout à chacun les contenus qu’ils désirent, ils préfèrent limiter au maximum leurs offres, ajouter des protections anti copies, le tout afin de rendre le plus difficile possible la tâche aux méchants pirates… Sauf que celui qui se voit lésé ici, c’est bel et bien le consommateur final !

Pour parler de mon expérience personnelle, j’ai eu il y a de nombreuses années maintenant la désagréable surprise d’acheter un CD Audio utilisant un système de protection. Déjà à l’époque je n’écoutais ma musique que sur mes ordinateurs, et ce système, empêchait tout simplement la lecture de mon CD, acheté en toute légalité, dans les lecteurs que j’avais à ma disposition ! J’ai du ruser avec de nombreux outils d’extractions et différents ordinateurs pour réussir à obtenir une copie des musiques que j’avais payées afin de m’en faire un CD gravé utilisable ! Un comble… J’ai donc décidé depuis ce jour de ne plus jamais acheter un CD Audio de ma vie… Et je m’y tient !

Les CDs protégés ont été vivement critiqués à l’époque et il n’y en a plus beaucoup de nos jours, mais d’autres formes d’embêtements continuent à êtres ajoutés aux contenus vendus au public. Le zonage des DVD et Bluray, les systèmes de cryptages qui empêchent les utilisateurs de Linux de lire leurs films légalement et j’en passe… Autre exemple criant, un DVD ou Bluray acheté légalement imposera la vision d’une ou plusieurs bandes annonces, ainsi que bien souvent un message incitant à ne pas pirater. Dans le même temps, la personne qui pirate ce même film pourra le visionner directement sans attendre… Illogique non ?

L’offre légale commence enfin à réellement voir le jour, grâce à des acteurs comme Apple, Amazon, Google ou Spotify, qui ont su inciter les ayants droits à diffuser leurs contenus sur les différentes plateformes qu’ils possèdent. C’est tout de même assez ironique là encore de voir que ceux qui ont tout les éléments à leurs disposition pour offrir un accès à leurs contenus n’aient jamais eu la démarche de proposer une offre plus attrayante que le piratage ?

Car l’utilisateur lambda n’est pas un pirate dans l’âme, si pour un prix raisonnable et sans contraintes techniques il peut accéder à ce qu’il désire, il n’ira pas chercher sur tel ou tel site plus ou moins fiable ce même contenu ! Qui irait s’embêter à chercher un film sur MegaUpload ou ThePirateBay si il peut y accéder pour un coût modique en quelques clics de manière parfaitement légale ?

Le succès récent de services comme Spotify et Deezer le prouvent bien, à partir du moment ou l’offre est intéressante et proposée à un prix juste, le consommateur l’utilise avec plaisir. De même, les offres des acteurs de la vidéo à la demande commencent à offrir des produits à des prix intéressant. Et c’est n’est là encore pas un hasard si NetFlix ou Canal Play Infinity sont des succès ! De quoi relancer l’idée d’une licence globale, malheureusement très difficile à mettre en place de manière internationale…

Méga calcul

Autre grossière erreur des ayants droits. A chaque affaire du genre, ils réclament des sommes parfaitement ahurissantes en faisait des calculs parfaitement erronés. Ils partent en effet du principe qu’un téléchargement illicite est automatiquement un manque à gagner flagrant. Ce calcul parfaitement simpliste prouve à quel point ils ne savent pas réagir et comprendre les besoins des consommateurs. Car si il arrive qu’un téléchargement illégal ait été fait à la place de l’achat de ce même contenu, le fait de pouvoir télécharger tout et n’importe quoi sans aucune restrictions incite bien souvent à télécharger des contenus qu’on n’aurait pas achetés !

Une offre plus large sans avoir à payer plus, voilà qui incite de fait à la découverte simple de nouveaux contenus ! Pire, il a même été prouvé que les très gros téléchargeurs étaient aussi souvent de bons acheteurs de contenus ! Et que ces gens s’intéressant de fait à plus d’artistes ou créateurs, sont dès lors plus motivés pour rétribuer le plaisir qu’ils ont à consommer ces contenus. Attention, je ne justifie pas le téléchargement illégal, mais ce sont des faits vérifiés dans de nombreuses études.

Il est tout de même assez risible de voir certains acteurs des majors critiquer depuis plus de 10 ans toutes les nouvelles technologies, dans un premier lieu décrier la qualité du son MP3, puis tenter de rattraper le coup avec différents sites de ventes de musiques en WMA avec DRM qui ont toutes été des échec cuisants, et enfin, se rabattre sur des formats plus pratiques comme le bon vieux MP3 ou l’AAC, en désespoir de cause… Comme je le disais plus haut, sans les efforts de certains acteurs informatique comme Apple, nous serions encore certainement à l’ère de pierre vis à vis de l’offre musicale.

Seulement, même si les choses commencent enfin à être utilisables, le prix est encore bien souvent un frein, sans même évoquer les problèmes de compatibilité d’un service à l’autre, des possibilités de re-téléchargement limités sur certain services et j’en passe… L’offre large, à prix correct, dûment rétribuée aux artistes et utilisable simplement est encore à venir… Mais gardons un petit espoir, non ?