L’information n’est pas passée inaperçue, l’un des sites internet les plus connu du monde n’est plus actif. Suite à une attaque assez efficace du FBI, le champion toute catégorie de l’hébergement de fichiers et de streaming vidéo a cessé d’être disponible sur le net. Les réactions ont été vives un peu partout, entre réjouissance de certains quand d’autres crient à l’injustice, il me semblait important de remettre quelques éléments à plat afin d’y voir un peu plus clair. Pour information, j’ai hésité pour le titre avec « Le bal des faux culs », je vous laisse juge du choix final
Méga hébergeur ?
En premier lieu il convient de voir en quoi consiste MegaUpload. Ce site, créé il y a maintenant quelques années (2005) est à l’origine un simple espace d’hébergement de fichiers ouvert à tous. Chaque utilisateur peut y déposer librement et sans aucune vérification un fichier de son choix (avec une limitation à 1 Go pour les comptes gratuits). Une fois ce fichier envoyé sur les serveurs de MegaUpload, un lien unique est délivré par le site afin que l’utilisateur puisse récupérer son fichier. Le fichier est automatiquement supprimé au bout de 20 jours si aucun téléchargement n’est intervenu, sinon les 20 jours sont comptés à partir du dernier téléchargement. Enfin, l’utilisateur qui a mis en ligne le fichier peut diffuser le lien à qui bon lui semble pour le partager simplement.
Les comptes « premium » payants apportaient quelques capacités supplémentaires comme l’envoi de fichiers de plus de 1 Go, un stockage « à vie » des fichiers… Mais également bien plus, je vais en parler un peu plus loin.
En l’état, un tel site n’a rien d’illégal, même si il parait évident que cela permet assez facilement de diffuser des fichiers illégaux. MegaUpload était pour cela protégé naturellement par son statut d’hébergeur de contenu qui n’a pas connaissance de ce qu’il héberge. De la même façon, MegaUpload était tenu de supprimer les fichiers déclarés comme illégaux par les différents ayants droits qui en feraient la demande.
Première faille dans le système, il semblerait que MegaUpload supprimerait bien le lien, mais pas le fichier en question… Car une des fonctions interne de MegaUpload analysait les fichiers envoyés et détectait un éventuel doublon afin de ne pas le stocker plusieurs fois un même contenu. Ainsi, il n’était pas rare qu’un même fichier puisse posséder plusieurs liens différents. Si un lien était désactivé, le fichier était toujours disponible pour les différents autres liens existants… Chose qui ne respecte pas les engagements nécessaires pour être dans le cadre de l’hébergeur…
Autre problème dans ce système, MegaUpload n’était pas le seul site à utiliser la base de fichiers mis en ligne. Son pendant MegaVideo était une plateforme de streaming vidéo qui permettait à tout à chacun de visionner sans téléchargement n’importe quelle vidéo qui aurait été soumise au service d’hébergement… Un peu à la manière d’un Youtube ou Dailymotion. Sauf que là ou ces derniers limitent volontairement la taille des vidéos mises en ligne et leur durée, MegaVideo permettait de voir des film dans leur intégralité sans aucun soucis. Ce simple fait de proposer ainsi la diffusion de ses contenus hébergés prouve en partie que MegaUpload avait au moins une connaissance technique du contenu des fichiers qu’ils hébergeaient, là encore à l’encontre de leur statut d’hébergeur.
Pire, au lieu de limiter la durée des vidéos envoyées sur ce service, MegaUpload limitait la durée de vision du film à 72 minutes… Au delà desquelles il fallait payer pour voir l’intégralité de la vidéo… Un moyen simple et évident de faire de l’argent sur des contenus qui ne lui appartenaient pas.
Mais MegaUpload ne s’est pas arrêté là, en plus de laisser plus de libertés de mise en ligne aux utilisateurs payants, ils leurs proposaient aussi la possibilité d’être rémunérés en fonction des fichiers qu’ils mettaient en ligne. Ainsi, plus un fichier était téléchargé, plus il pouvait rapporter d’argent à la personne qui l’a mise en ligne. Dans le même ordre d’idée, si un utilisateur regardait jusqu’à la fin un film mis en ligne, cela rapportait là encore de l’argent à la personne qui l’a mis en ligne… Une incitation évidente au piratage qui en a motivé plus d’un. Nombreux sont les sites de « streaming » qui s’appuyaient sur MegaUpload et MegaVidéo pour diffuser les vidéos qu’ils mettaient en ligne et ainsi dégager un profit.
Il semble donc de plus en plus difficile à croire que MegaUpload ignorait quels étaient les contenus des fichiers les plus populaires, ceux qui généraient le plus d’argent et étaient les plus téléchargés et visionnés. D’autant plus que le dossier d’accusation cite différents emails entres membres de l’équipe du site qui évoquent un moteur de recherche interne permettant de connaitre la nature des contenus, et prouvant par la même qu’ils utilisaient et partageaient ces mêmes fichiers entres eux (source : Numerama).
Evidemment, je ne vais pas affirmer que MegaUpload ne possédait que des fichiers illégaux, cela serait un raccourcit très rapide et totalement faux. Cependant il est difficile d’ignorer que cette plateforme hébergeait un bon nombre de contenus soumis au droit d’auteur, même si certains utilisateurs l’utilisaient comme un simple service de partage de fichiers parfaitement légitimes.
Méga attaque ?
Tout illégaux que soient les contenus hébergés sur leurs serveurs, beaucoup d’utilisateurs ont été plus que surpris par l’efficacité et la rapidité de l’attaque menée par le FBI. MegaUpload n’est en effet pas un site américain mais basé à Hong Kong. Dès lors, comment ont-ils pu stopper un tel site qui serait hors de leur juridiction ?
Une première partie de la réponse est en réalité assez simple. Comme tout bon site internet « géant » utilisant des infrastructures de type « cloud« , MegaUpload était hébergé dans de nombreux endroits différents. Plus de 500 de leurs serveurs étaient installés dans un centre d’hébergement américain en Virginie à Ashburn ainsi que d’autres à Washington même ! Il n’était donc pas difficile aux autorités américaines d’intervenir sur leur propre territoire.
Mais entre le blocage d’une partie de l’hébergement et la coupure totale du service il y a un monde. Et c’est l’autre volet de l’accusation qui a pesé dans la balance. Au delà même des accusations de contrefaçon venues des différents ayants droit, c’est le système complet de rémunération et de financement qui pose problème. C’est tout simplement des accusations contre une organisation mafieuse qui a été faite par le FBI. Qui leur ouvre alors de nouveaux outils d’attaque, bien plus puissants, et qui peuvent s’appliquer dans une immense majorité des pays du monde. C’est ainsi que d’autres serveurs hébergés en Hollande, au Canada et en France ont été coupés et saisis. Et c’est aussi de cette façon que les différents membres de l’équipe de MegaUpload ont été arrêtés en Nouvelle Zélande. Autres éléments saisis, de fortes sommes d’argents gagnés par le fondateur, Kim Dotcom, et ses co-équipiers. Plusieurs centaines de millions de dollars tout de même…
Les accusations sont donc très lourdes, et si elles doivent encore être prouvées, tout semble bien parti pour que la suite judiciaire de cette affaire fasse la une pendant de longues semaines. Mais ce n’est pas l’objet de cet article.
Seule erreur potentielle dans cette attaque massique, la saisie et coupure des noms de domaines des différents sites laisse planer une interrogation : les états unis ont-ils usés de leur position de gérant des domaines en « .com » pour couper l’accès à MegaUpload ? En effet, les noms de domaines en « .com » sont gérés uniquement par l’ICANN et Verisign, deux organismes et société américaines qui sont censées être indépendantes de leur pays dans leur gestion de ces noms de domaines. Une ingérence à ce niveau là pourrait à terme provoquer bien des critiques et potentiellement exploser les responsabilités de ces deux entités qui se verraient obligées de gérer ces mêmes domaines avec des acteurs d’autres pays.
Méga critiques
Ce qui est le plus amusant dans cette histoire finalement, c’est de voir le nombre d’internautes qui réagissent en criant à l’injustice face à une telle coupure… Sans même évoquer les attaques en représailles du fameux groupe « anonymous », qui sont certes une belle démonstration de force, mais malheureusement sans réel impact dans la durée et qui vont finalement peut être même les dé-crédibiliser dans leur quête d’un internet libre et sans ingérence des états.
En tout cas si on résume la situation, nous avons des gens qui préfèrent payer un service d’hébergement qui gagne sa vie grâce aux contenus illégaux qu’il propose plutôt que de payer pour ces mêmes contenus directement et légalement… Assez ironique non ? Rares sont les critiques venant d’utilisateurs légitimes du services qui ne l’utilisaient que dans un but personnel et parfaitement légal…
Ironique mais aussi problématique, car si le problème du prix des oeuvre ou logiciels est fortement critiquable, donner de l’argent à un tiers qui profite de l’avidité des gens pour les contenus piratés est en soit une organisation assez étrange. A qui profite l’argent donné à MegaUpload et que cachent ses activités ? Peut être rien d’illégal, mais comment savoir ? Une entreprise comme celle-ci qui n’a pas réellement pignon sur rue et joue au chat et à la souris avec les ayants droits laisse forcément planer le doute sur le bien fondé de ses intentions. Si je doute que l’équipe de MegaUpload ait été confrontés à d’autres types de trafics plus dans les cordes des mafias classiques, il n’en demeure pas moins que c’est une possibilité qui existe !
La problématique du piratage est finalement très particulière avec MegaUpload, tout comme d’autres services du même genre, qu’est-ce qui peut ainsi pousser des gens à donner de l’argent pour obtenir des contenus illégalement ? Une si grande volonté de pirater un maximum de contenus ou bien n’est-ce pas là une preuve de la faiblesse de l’offre légale ?
Méga cher, méga pauvre et méga pigeons ?
En effet, les ayants droits auront beau mettre à pied tel ou tel service, que ce soit Napster, Kazaa, ThePirateBay ou autres, à chaque fois un nouveau service encore plus malin, encore plus diffusé, prends le relais. Jamais le piratage n’a été aussi fort qu’à ce jour et les solutions techniques sont tout aussi nombreuses que difficiles à bloquer. Faire respecter ses droits est une chose, mais savoir proposer une offre de qualité à un prix correct en est une autre. Et à ce petit jeu là les « major » musicales et autres studios Hollywoodiens semblent ne rien y comprendre.
Plutôt que d’essayer de trouver une solution simple qui rendrait accessible à tout à chacun les contenus qu’ils désirent, ils préfèrent limiter au maximum leurs offres, ajouter des protections anti copies, le tout afin de rendre le plus difficile possible la tâche aux méchants pirates… Sauf que celui qui se voit lésé ici, c’est bel et bien le consommateur final !
Pour parler de mon expérience personnelle, j’ai eu il y a de nombreuses années maintenant la désagréable surprise d’acheter un CD Audio utilisant un système de protection. Déjà à l’époque je n’écoutais ma musique que sur mes ordinateurs, et ce système, empêchait tout simplement la lecture de mon CD, acheté en toute légalité, dans les lecteurs que j’avais à ma disposition ! J’ai du ruser avec de nombreux outils d’extractions et différents ordinateurs pour réussir à obtenir une copie des musiques que j’avais payées afin de m’en faire un CD gravé utilisable ! Un comble… J’ai donc décidé depuis ce jour de ne plus jamais acheter un CD Audio de ma vie… Et je m’y tient !
Les CDs protégés ont été vivement critiqués à l’époque et il n’y en a plus beaucoup de nos jours, mais d’autres formes d’embêtements continuent à êtres ajoutés aux contenus vendus au public. Le zonage des DVD et Bluray, les systèmes de cryptages qui empêchent les utilisateurs de Linux de lire leurs films légalement et j’en passe… Autre exemple criant, un DVD ou Bluray acheté légalement imposera la vision d’une ou plusieurs bandes annonces, ainsi que bien souvent un message incitant à ne pas pirater. Dans le même temps, la personne qui pirate ce même film pourra le visionner directement sans attendre… Illogique non ?
L’offre légale commence enfin à réellement voir le jour, grâce à des acteurs comme Apple, Amazon, Google ou Spotify, qui ont su inciter les ayants droits à diffuser leurs contenus sur les différentes plateformes qu’ils possèdent. C’est tout de même assez ironique là encore de voir que ceux qui ont tout les éléments à leurs disposition pour offrir un accès à leurs contenus n’aient jamais eu la démarche de proposer une offre plus attrayante que le piratage ?
Car l’utilisateur lambda n’est pas un pirate dans l’âme, si pour un prix raisonnable et sans contraintes techniques il peut accéder à ce qu’il désire, il n’ira pas chercher sur tel ou tel site plus ou moins fiable ce même contenu ! Qui irait s’embêter à chercher un film sur MegaUpload ou ThePirateBay si il peut y accéder pour un coût modique en quelques clics de manière parfaitement légale ?
Le succès récent de services comme Spotify et Deezer le prouvent bien, à partir du moment ou l’offre est intéressante et proposée à un prix juste, le consommateur l’utilise avec plaisir. De même, les offres des acteurs de la vidéo à la demande commencent à offrir des produits à des prix intéressant. Et c’est n’est là encore pas un hasard si NetFlix ou Canal Play Infinity sont des succès ! De quoi relancer l’idée d’une licence globale, malheureusement très difficile à mettre en place de manière internationale…
Méga calcul
Autre grossière erreur des ayants droits. A chaque affaire du genre, ils réclament des sommes parfaitement ahurissantes en faisait des calculs parfaitement erronés. Ils partent en effet du principe qu’un téléchargement illicite est automatiquement un manque à gagner flagrant. Ce calcul parfaitement simpliste prouve à quel point ils ne savent pas réagir et comprendre les besoins des consommateurs. Car si il arrive qu’un téléchargement illégal ait été fait à la place de l’achat de ce même contenu, le fait de pouvoir télécharger tout et n’importe quoi sans aucune restrictions incite bien souvent à télécharger des contenus qu’on n’aurait pas achetés !
Une offre plus large sans avoir à payer plus, voilà qui incite de fait à la découverte simple de nouveaux contenus ! Pire, il a même été prouvé que les très gros téléchargeurs étaient aussi souvent de bons acheteurs de contenus ! Et que ces gens s’intéressant de fait à plus d’artistes ou créateurs, sont dès lors plus motivés pour rétribuer le plaisir qu’ils ont à consommer ces contenus. Attention, je ne justifie pas le téléchargement illégal, mais ce sont des faits vérifiés dans de nombreuses études.
Il est tout de même assez risible de voir certains acteurs des majors critiquer depuis plus de 10 ans toutes les nouvelles technologies, dans un premier lieu décrier la qualité du son MP3, puis tenter de rattraper le coup avec différents sites de ventes de musiques en WMA avec DRM qui ont toutes été des échec cuisants, et enfin, se rabattre sur des formats plus pratiques comme le bon vieux MP3 ou l’AAC, en désespoir de cause… Comme je le disais plus haut, sans les efforts de certains acteurs informatique comme Apple, nous serions encore certainement à l’ère de pierre vis à vis de l’offre musicale.
Seulement, même si les choses commencent enfin à être utilisables, le prix est encore bien souvent un frein, sans même évoquer les problèmes de compatibilité d’un service à l’autre, des possibilités de re-téléchargement limités sur certain services et j’en passe… L’offre large, à prix correct, dûment rétribuée aux artistes et utilisable simplement est encore à venir… Mais gardons un petit espoir, non ?





Le problème vient évidemment de l’offre légale, qui irait payer un film 5€ quand il peut avoir une véritable médiathèque pour une poignée d’euro. Sachant aussi que sur MU, il était possible de télécharger gratuitement, suffit d’être patient. Donc pourquoi payer une fortune quand on peut avoir tout gratuit, hein ?
Après, on va entendre le discours « Oui, mais les artistes ne sont pas rémunérés, et ça tu l’industrie, après on aura plus rien ». Ce qui est totalement faux, car dans ce système en admettant que beaucoup de gens téléchargent, bah les artistes, acteurs, ou producteurs s’en mettent quand même plein les poches. Donc j’irais pas les plaindre
Mon point de vue: ceux qui téléchargent sont des gens normaux avec des revenu leur permettant pas d’acheter tout ça (Films, séries, musiques,…). Mais on leur dit quand même « Attention, les plus riches ne serons pas encore plus riches si vous continuer, vilain garnement ».
Je ne suis pas forcément d’accord avec toi. Les artistes ne sont pas tous aussi payés que tu peux le croire, beaucoup galèrent vraiment.
Le piratage touche plus les petits groupes que Lady Gaga ou les Black Eyed Peas finalement…
Quand aux moyens, désolé mais ce n’est en rien une excuse. Enfin comme je le dis, à un prix raisonnable, les gens préféreront clairement une offre légale bien plus pratique, rapide et simple à utiliser que d’aller chercher des liens plus ou moins sûrs sur des sites peu connus.
J’aimerais mieux payer 5€/mois de plus en facture internet et avoir la possibilité de télécharger, mais ça existe pas.
Quand on voit le prix d’un coffret DVD/BlueRay d’une série (Ex: Stargate, l’intégrale: 199€ sur Amazone), bah ça fait vraiment très très chère sachant également qu’il faut un lecteur DVD/BlueRay, ce qui n’es pas le cas de tout le monde (le mien en tout cas). Et que pour avoir un lecteur BlueRay, bah faut une TV HD, ce qui n’es là non plus, pas le cas de tout le monde. La facture est vraiment salé pour pouvoir acheter des films/séries sur support physique. J’ai ceci dit, bien conscience qu’on parle de téléchargement et non d’achat physique.
Pour ce qui est des artistes, les « petits » se démerdent plutôt bien pour faire connaitre leur musique, j’vois des rappeurs Français indépendant ou sous un label pas connu, eux même pas connu. Ils vendent leurs disque 10€ avec une dédicace ou ce genre de chose, et c’est super appréciable ! Parfois même ils offrent les MP3 d’une musique ou deux que tu pourra trouver en DDL.
Eux font des sacrifices pour vivre avec leur temps. Et c’est d’ailleurs pas eux qui se plaignent le plus, mais les gros groupes, ou les artistes mondialement connu qui crient au scandale quand quelqu’un télécharge un de leurs albums car ils ont un manque à gagner.
Aujourd’hui si tu veux télécharger légalement, c’est bourré de DRM ou autre sécurité qui rendent finalement l’offre légal plus complexe que l’offre illégale. Il suffit de taper le nom de l’artiste, de la musique sur google et de ta requête en sortira un florilège de liens te permettant de télécharger. J’trouve vraiment pas ça compliqué moi.
Pour le coup je te rejoins, sauf sur la partie simplicité du téléchargement illégal depuis google… Mais pour celui qui veut vraiment télécharger, c’est en effet peu complexe.
Arrête, sois honnête ! C’est plus simple de rechercher un MP3 en DDL sur Google (ou autre moteur de rechercher hein, Google reste quand même le plus utilisé) que de devoir gérer des DRM ! Tu tape le nom de ta musique suivis de Mmediafire et tu trouve n’importe quoi dans les 3-4 premiers liens.
Après j’suis pas pingre pour autant. Des bon best-seller comme la série des GTA. Je jouais à GTA 1, j’avais 6-7 ans. Maintenant, j’ai télécharger GTA IV, l’épisode 1. Et bah j’peut t’assurer que j’ai payé GTA IV Episode From Liberty (GTA IV EFLC), juste pour la qualité du jeu, et parce que la suite des GTA mérite d’être payé. Parce que Rokstars sort des trucks qui valent le coup, c’est un studio qui s’en fout de la PEGI et qui se casse le cul pour des jeux qui seront peut être censurés, ça c’est honorable ! Vraiment ! Ceci dit, pour GTA IV, c’est plus facile d’installer une version pirate que d’installer le jeu officiel avec le truck windows live game. Et ça c’est déplorable.
Ce que j’ai voulu dire dans tout mes messages, c’est que le téléchargement illégal mérite sa place pour des raisons de simplicité, de pratique et bien sûr de prix. Les gens savent qu’ils sont pris pour des cons en achetant un DVD et ils en ont marre. Dire que les gens préfèrent l’offre légal si elle est plus facile à utiliser, je suis absolument pas d’accord. Trop de point noir reste à élaircir pour cela.
Joe_Black : Non, je suis honnête… Pour le coup c’est vraiment plus simple de télécharger légalement. Quand le contenu existe. Pour un MP3 par exemple, je vais sur Amazon MP3, je mets le nom de la chanson et je paie, et j’ai un MP3 propre, sans DRM, officiel et rapidement.
Sinon oui, comme tu dis, le prix n’est qu’une partie du problème et parfois les protections font plus chier les acheteurs que les pirates, je le dis bien dans l’article, j’aurais aussi pu évoquer les DRM de quelques éditeurs de jeux qui sont assez foireux.
Sur le plan simplicité je rejoins Bruce : quand c’est légal, pas trop cher et facile, je préfère payer. Pour prendre GTA, j’ai justement testé récemment Steam, pour les 10ans de GTA3, la suite complète (du 1 au IV avec tous les épisodes) était à 9,90€. J’ai pas hésité une seconde, et par la même occasion j’ai pu tester ce service que je ne connaissait pas. Eh bien je n’ai pas été déçu : 10fois plus rapide que sur le réseau torrent, je peux re-télécharger le jeu si je dois réinstaller ma machine, et même pas besoin de mettre une clef ou me faire chier avec une install + patch à la con + bidouille du fichier host + téléphonner à la grand mère de la voisine pour qu’elle me donne la clef du coffre du registre du père Fouras… Franchement oui, je préfère payer et être tranquil avec une version officielle que d’attendre 10 ans que des gars le partagent.
Idem sur la musique : durant des années j’ai cherché à trouver le Nami Shimada remixé par Legowelt en vinyl… sans jamais le trouver, sauf à le payer 16 boules les 4 morceaux en le commandant en ligne. Et impossible de le trouver sur soulseek (puis avec le temps, je suis devenu une vraie quiche pour trouver des morceaux à force de ne plus télécharger)
Puis un jour, iTunes… pour 3€ j’avais les 4 morceaux. Alors ok, j’ai pas l’objet, mais je suis pas un fétichiste comme d’autres, moi je voulais les 2 tracks de bonne qualité dans mon ipod, point. Maintenant, quand je kiff un morceau, avec les efforts consenti par Apple pour diversifier l’offre, je file sur iTunes, ca me coute 99 centimes, pas obligé d’attendre 10 ans sur un P2P ou de payer 15 boules l’album complet à la Fnac…
J’aurais pu te le filer depuis perpet en MP3 le Nami Shimada mec lol… Non je déconne
Cela dit, avant iTunes, l’intégrale du catalogue Clone/Creme était sur Bleep depuis très longtemps.
Et google dans tous ça vas falloir fermer aussi pusique il référence du contenu illégal
https://www.google.com/#sclient=psy-ab&hl=en&source=hp&q=intitle:%22index+of%22+lady+gaga&pbx=1&oq=intitle:%22index+of%22+lady+gaga&aq=f&aqi=&aql=&gs_sm=e&gs_upl=8377l10286l3l10436l10l10l0l0l0l0l196l1389l1.9l10l0&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.,cf.osb&fp=cf793534b67ba987&biw=1014&bih=484
Tipiak! lol
Bruce -> T’inquiète pas, j’avais vu que tu en parlais des DRMs dans ton article. Mais je pense quand même que le problème du téléchargement est pris du mauvais bout. Faut pas s’en prendre à ceux qui télécharge, mais penser à faire des choses plus en adéquation avec le monde d’aujourd’hui sans censurer internet.
Cédric -> GTA IV, j’ai acheté le DVD du jeu. Je peut donc l’installer sur les machines qui me plaisent. Mais c’est une vraie plaie à installer ce jeu, qu’il soit obtenu légalement ou non.
Pour avoir une bonne médiathèque diversifiée, comprend par là plusieurs genre musicale, quelques artistes par genre, quelques albums par artiste tu atteint vite plusieurs millier de musique, à 1€ la musique, en posséder 4k ça fait chère pour quelques chose dont tu n’a pas le support, même si tu n’est pas fétichiste.
Et tu as besoin de 4000 morceaux de musiques ?
Qu’ils soient numériques ou sur support ne change rien à l’affaire.
Oui la musique se paye, sauf exception, elle n’est pas gratuite à réaliser. Si le coût te semble trop élevé, tu n’achètes pas ou alors tu achètes moins… Mais ça n’excuse pas le piratage.
La musique, la culture audio-visuelle, ou vidéo-ludique, c’est en aucun cas un besoin. Quoi qu’il arrive c’est pas un besoin. Que l’on parle de 4k morceaux, ou de deux.
Acheter moins ou pas acheter, ça reste le même problème. C’est toujours les mêmes qui ne peuvent pas acheter, et qui doivent regarder les autres. Faut aussi penser à ces gens là. Ils ont de le droit de jouir des mêmes plaisirs que tout le monde, même faute de moyen.
Mais à aucun moment tu m’a vu dire que c’était bien le piratage, ou qu’il ne fallait pas rémunérer les artistes ou réalisateurs de divertissement. Mais les rémunérer dans la limite du raisonnable, ce serais déjà bien…
Tu te contredis dans tes deux premières phrases, ces contenus culturels ne sont en effet pas des besoins, donc quelqu’un qui n’a pas les moyens je suis désolé mais tant pis pour lui. Il existe d’autres solutions pour avoir des contenus moins chers, radio, télé…
Et oui, le prix est important, et bien souvent encore trop élevé pour beaucoup.
Moi j’ai légalement plusieurs millions de titres qui peuvent sortir de mes enceintes pour 5€ par mois.
Que tu possèdes le support ou non ne change rien, d’ailleurs si tu possèdes les fichiers numériques, le support n’est pas bien dur à avoir si tu as un graveur, qui est de série sur tout les ordinateurs maintenant.
A savoir que si tu achètes un fichier numérique, ou même un CD, tu ne possède en rien la musique, mais uniquement le droit de l’écouter. Donc 5€ par mois pour écouter un catalogue énorme (il n’y a certes jamais tout ce qu’on veut) de façon légal, c’est plus que raisonnable.
Très bon article qui résume parfaitement la situation actuelle du téléchargement légal ou non…
Dans la série « Bal des faux-culs », j’ajouterais juste pour faire bonne mesure que l’industrie des produits culturels s’est fait nettement tailler des croupières par l’industrie high-tech. Lorsque les lecteurs de MP3 (pour ne citer que cet exemple) sont apparus sur le marché, l’offre légale n’existait tout simplement pas.
Au hasard, Philips a rapidement retiré ses billes du marché de la musique (en 1998, avec feu PolyGram) après avoir lâché le mp3 sur le marché (vers 1995). Sony, par contre, persiste dans la schizophrénie en vendant du contenu ET du matériel.
Ce qui m’effare, c’est de constater aujourd’hui que les éditeurs de livres – avec les liseuses numériques – refont exactement les mêmes erreurs que l’industrie musicale auparavant : DRM, incompatibilité des formats et des plateformes…
Et si les utilisateurs que nous sommes téléchargent, n’est-ce pas parce que :
* Nous découvrons AVANT de payer (et parfois on ne regrette vraiment pas d’avoir économisé quelques euros),
,
* Nous sommes incités par la pléthore de matériels dédiés disposant de capacités de stockage gargantuesques (que faire de tous ces téras disponibles ?!
* Nous n’avons pas de limitations de transferts, de bandes-annonces et autres avertissements légaux à subir et qui font peuuuuuur,
* Nous n’avons pas de budget illimité et que lorsqu’on peut se permettre d’en consacrer un aux PC/Mac/TV/home-cinéma/consoles/smartphones/etc… cela coûte très cher,
* Nous aimons la simplicité.
Enfin, malgré l’incroyable aveuglement de cette industrie qui persiste à ne pas écouter ses clients (mais quel business fait ça ?!!), il nous arrive encore d’acheter ses produits ! Eh, oui parce qu’au bout du compte, il y des artistes/spectacles/créations qui nous plaisent tant…
Omoshiroi!
Bon, tout le monde donne son poing de vue. Moi Aussi.
Le piratage est la naturel réponse du peuple face à une société qui crée plus de besoin qu’elle n’en comble.
Notre pouvoir d’achat s’arrête globalement la ou commence toujours le plus attrayant, c’est une loi capitaliste, toujours plus!!!
Tout est lié: Nous ne parlons pas assez de la surpopulation, j’ai adoré Stein Gate et l’ai acheté, j’ai tellement aimé que je veux qu’un maximum de mes confrères (les êtres humains) puissent ressentir ce bonheur que j’ai ressentie en matant ce fabuleux manga. Surtout ces petits gens qui sont nées sous une mauvaise étoile la bas au Guatemala (Pib faible), ou ailleurs. Et pourquoi ils auraient pas droit a cette culture? La culture doit rester gratuite et a l’accès libre! Tout ces films, livres, cds, jeux, etc, sont aujourd’hui culturel! Avec tout ce beau monde Il n’existe pas assez d’argent sur terre pour que tout le monde ai accès a cette culture!
L’arrêt du partage gratuit, Pour moi c’est la mort de milliers d’œuvres qui vivent de leur maigre mais vrai fanclub, souvent les œuvres les plus « artistique ou profonde » d’ailleurs.
Le Piratage est l’outil du peuple pour contrebalancer la grosse enculade dans laquelle il s’aperçoit être, petit a petit en grandissant.
Une mort certaine, une petite vie, un trop grand nombre d’oeuvre « a vivre », une manipulation constante et imposé par la société de consommation (autre thématique particulièrement relié au problème), un quotidien sentiment d’injustice a tous niveaux, etc, sont toutes des raisons a l’apparition du « ddl megaupload »
Je suis certain que sur terre, beaucoup plus de personne sont spontanément pour que contre!!! 70/30
Mais dans notre monde démocratique, seul quelques uns ont le pouvoir (de nous casser les couilles).
Donc pour moi, le FBI a encore été impliqué dans les déboires des hautes finances et nous les lamdas, on a le droit a la fameuse enculados. Spécialité du moment!
Ps: que l’on ne parle pas de civisme dans une société qui s’écroule; mais bien de compassion. Donc le judge dreed qui me dit voler c’est mal, je lui répondrai: d’office mais faut relativiser (dirait certains): Si tu volais de la bouffe pour ton enfant après un accident, ce serais mal? Pour beaucoup de monde aujourd’hui, boire, manger deviennent moins important que voir « ce film », avoir « ce vêtement », « jeux », etc. Pirater alors reviens a voler quelque chose qui ne devrait en réalité pas être commercialisé! Vous êtes pour la commercialisation de la flotte vous? Si oui, pendez vous!
Enfin, voici bien beaucoup d’objets a réflexions, je verse une larme a la disparition de Megaupload. Que son créateur ai magouiller dans des affaires malsaines est autre chose.
Sniffsniff,
On est des millions a pleurer face a quelque uns qui sourissent, ou est la justice dans tout ca.
Je ne suis pas forcément de votre avis mais merci pour ce commentaire intéressant et argumenté !
Ma vision diffère un peu car la « culture » n’est pas gratuite, et n’a pas forcément raison de l’être. Elle ne l’a jamais été et il est normal que les créateurs soient rémunérés. Après… Le problème vient surtout des nombreux intermédiaires qui eux, font du bénéfices sur l’exploitation de ces création.